Une courte traversée de 3 km nous a emmenés sur la superbe et sauvage Tahaa, l’île vanille.

Ses 5000 habitants se connaissent tous et l’accueil y est vraiment chaleureux. Côté lagon comme côté montagne, tout est beau, simple, apaisant. Ici, un improbable ponton mène à une cabane sur pilotis, là un coin pique-nique au bord de l’eau où l’on imagine bien les dimanches en famille, là encore, un bateau en attente de la prochaine course ou balade.

Côté montagne des mangroves, quelques cultures, une végétation dense.





Des motus (ïlots) jalonnent le récif et notre regard s’accroche souvent à l’un d’eux lorsqu’on regarde l’horizon. C’est là qu’il faut aller pour trouver des plages paradisiaques avec cocotiers, sable blanc et eaux turquoises. Un vrai bijou, cette Tahaa!



Sans surprise, on y cultive la vanille, comme sur beaucoup d’autres îles. La visite d’une ferme nous a tout appris sur cette orchidée hermaphrodite dont la pollinisation doit être faite manuellement. Nous avons également appris à bien l’utiliser. Il semble que nous étions bien trop généreux dans nos dosages…




Nous avons également visité une ferme perlière, et connaissons maintenant tous les secrets de la fameuse perle noire de Tahiti,



… ainsi qu’une rhumerie ce qui permettra à Philippe de nous préparer des bananes flambées pour notre petit dessert de ce soir!



Et ce qui me donne l’occasion de vous parler ressources et d’économie.
En Polynésie, les principales sources de revenus viennent de l’”économie bleue”: pêche, perliculture, tourisme… Cependant, elles sont insuffisantes à assurer l’autonomie des archipels et l’aide financière de la France demeure indispensable et conséquente. Le tourisme reste confidentiel, en grande partie par choix (refus des compagnies low-cost et du tourisme de masse) dans un pays au potentiel pourtant immense. En 2019, 200 000 personnes ont visité la Polynésie alors qu’il y a eu 3,5 millions de touristes à Colmar pour la même période! C’est dire! Ajoutez-y l’impact du Covid-19 (arrêt des croisières et de certaines liaisons aériennes). Autant vous dire que nous nous sentons privilégiés de pouvoir découvrir ces îles dans des conditions si idéales.

Comme tous bons visiteurs soucieux de notre impact, nous essayons de privilégier les produits locaux dans nos achats 😇. Malheureusement, force est de constater que les produits made in Fenua, ou Polynésie française, sont plus onéreux que leurs équivalents importés de France 🤨. Cela provient de coûts de production plus élevés intrinsèque au caractère insulaire et isolé de la Polynésie.
Cela étant, tout bon polynésien est performant dès le plus jeune âge, en chasse sous-marine et ouverture de noix de coco et les fruits tropicaux poussent dans tous les coins. Avec une paire de savate, un short et un tee-shirt, on a tout ce qu’il faut pour vivre ici!


Bon, à nos âges c’est un peu plus élaboré et notre Airbnb est superbe, en bord de mer, avec un petit faré “bar” et plancha. Situé à l’ouest de l’ïle, les couchers de soleil y sont superbes. Il ne manque vraiment que vous à l’heure de l’apéro! On vous donnera l’adresse ainsi que tous nos autres bons plans dans notre mini-guide Raiatea/Tahaa, dans notre prochain post.
Manuia (cheers) à tous!

Merci pour ces fabuleuses photos ! Un rêve ….😊Elles réchauffent ce dimanche matin bien gris et deja frais. On vous embrasse bien fort