La France, oui mais…

Après 3 semaines (eh oui, déjà…) en plein milieu du Pacifique, à 15 700 km de la métropole et à 7 500 de San Francisco, on continue d’être étonnés et d’avoir plaisir à découvrir ce coin de France à la fois si semblable et si différent de la métropole.

En fait, la Polynésie française est une collectivité d’outre-mer de la République française. Elle a son drapeau, sa monnaie, son président… Elle bénéficie d’une large autonomie par rapport à la France ainsi que de généreuses subventions de l’état que ce soit en monnaie sonnante et trébuchante, en personnel ou à travers une fiscalité très favorable. Les essais nucléaires ont laissé des séquelles et une minorité de polynésiens revendiquent toujours l’autonomie.

On y voit des images familières qui nous surprennent sous ces latitudes: l’uniforme bleu du gendarme ou celui du pompier, la cabine téléphonique de notre enfance ou encore l’enseigne du Super U où l’on va faire les courses! (Eh oui papa, comme toi 😉). Une majorité de produits sont importés de France, des fromages au cassoulet William-Saurin en passant par la purée Mousseline et le pâté Hénaff! La viande vient de Nouvelle Zélande mais les bananes, ananas ou coco sont locales. Le poisson aussi d’ailleurs! On en fait une cure pour le plus grand plaisir de Philippe 😂

On y retrouve aussi des habitudes bien françaises comme la sacro-sainte pause déjeuner, le repos dominical ou encore la baguette qui accompagne les repas! La télé diffuse les chaînes publiques de l’hexagone aux mêmes horaires qu’à Paris, ce qui n’a pas trop de sens ici car tout le monde est prêt à se coucher lorsque le film commence à 21h…

Et bien sûr, il y a la langue enrichie d’expressions tahitiennes comme “être fiu” (en avoir marre), se régaler d’escrime (la glace/ ice-cream) et bien d’autres. Sur les plages, on se retrouve entre amis et on s’installe dans l’eau avec chips et bières pour papoter pendant des heures au son de remixes technos ou d’arrangements polynésiens de chansons françaises (Stromae a la cote!) s’échappant de boomboxes (tous identiques) tonitruants.

Il est temps d’ailleurs que je vous laisse pour poursuivre nos explorations marines et terrestres. Comme vous pouvez le voir sur la photo, je me suis même fait une nouvelle copine cette semaine!

Il faut dire que nous venons de passer une semaine très sociale car nous logions dans des bungalows où l’incontournable rendez-vous quotidien apéro/coucher de soleil nous a permis de rencontrer d’autres voyageurs ainsi que des locaux et expats de Tahiti venus profiter des vacances scolaires et fuir le rythme frénétique et les embouteillages de Papeete (eh oui!). Nous avons aussi passé une très agréable journée, hier en compagnie de Ray et Cathy, des anciens de SF en poste à Papeete, que certains d’entre-vous ont rencontré.

Ce post vous parviendra alors que le week-end se termine déjà. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une excellente semaine! A la semaine prochaine pour les “best of” de Moorea!

2 thoughts on “La France, oui mais…

  1. En effet, nous avions eu la même impression d’être à la fois en France et ailleurs! Mais le premier réflexe de Thomas était de s’adresser aux habitants en espagnol!
    Ray était le successeur de Claude à FAIS ! Il n’a pas choisi le pire des postes!
    Belles images
    Bonne continuation et bises

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