Un autre monde…

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Nous sommes toujours en Colombie, pourtant nous sommes loin, très loin, à tous les sens du terme, de ce que nous avons vu jusqu’à présent!

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ici, c’est Providencia, une petite île à 800 km au nord des côtes colombiennes, dans les Caraïbes. Pour y arriver, passage obligé par l’île de San Andres, port d’accueil des bateaux de croisière avec son lot de touristes et de magasins « tax free ». Bof, bof…

 

Providencia par contre est toute petite: on en fait le tour en 17 km. Ce sont les Caraïbes, aussi bien par les habitants qui parlent créole, que par le rythme de la vie: relax, très relax… On chaloupe plus qu’on ne marche, ce qui n’est pas fait aujourd’hui le sera peut-être demain, relax, relax… C’est le paradis du routard, aux vibrations reggae et « laid back ». Il y a d’aileurs énormément de touristes français à notre grande surprise.

 

Les maisons sont en bois, souvent peintes de couleurs vives. Les jardins parfois pimpants peuvent aussi regorger de rebuts dont on n’a su que faire, étant sur une île. Les moyens de transports sont rares mais nous avons pu faire nos balades à pieds, à mobylette ou encore dans le pickup d’un camion! Ici, on fait comme on peut!

 

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L’île est magnifique: végétation luxuriante, mangrove et la mer, aux camaïeux de bleus, ne cesse de nous ravir. Nous sommes sur une barrière de corail et avons pu admirer une belle variété de coraux et poissons en snorkeling: plongée en dérive puis accrochés à la bouée de sauvetage du bateau qui nous tirait. Super fun!

Et les 27 degrés à l’ombre tous les jours et toutes les nuits nous ont permis d’appréciter les quelques plages de l’île dont la superbe « Southwest Beach » avec ses restaurants ou plutôt cahutes de pêcheurs « pieds dans l’eau ». Que du bonheur!

De plus, le régime ceviche, poissons et fruits de mer (avec des patacons, plantains frits, et riz toutefois) a été un changement bienvenu!

Vous l’aurez compris, nous avons vraiment apprécié notre séjour ici qui marque cependant la fin de notre voyage en Colombie, à l’exception d’un passage rapide à Bogota. Ce voyage aura été riche en découvertes, en rencontres et en apprentissages et nous aura permis une première approche de ce pays chaleureux et varié! Grand comme 2 fois la France, il regorge encore de bien d’autres richesses comme l’Amazonie, la côte Caraïbe ou encore de nombreuses villes coloniales et méritera certainement un second voyage!

Merci à vous qui avez suivi ce blog et pour vos petits mots et commentaires.

À bientôt très certainement !

Si vous venez à Medellin…

Peut-être que la lecture de ce blog vous aura donné envie de découvrir par vous même cette ville fascinante en pleine transformation?

Voici donc un petit carnet pratique, testé cette semaine par Nathalie et moi, pour clôturer mes posts sur Medellin.

Le centro

C’est au centre ville, très populaire (mais à éviter la nuit), que se trouvent les quelques rares monuments et édifices anciens qui ont été préservés. Je vous recommande de le visiter avec un guide, comme l’excellent tour Real city tour qui vous fera comprendre l’histoire mouvementée de la ville.

Dans le Centro, Vous pourrez aussi découvrir les sculptures de Botero ainsi que ses peintures au Museo de Antioquia et goûter au plat traditionnel de la région, la «bandera paisa »,  au restaurant La Hacienda.

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Là aussi, réservez un tour (graffiti tour), si possible avec un jeune du quartier, afin de saisir l’ampleur de la transformation qui a eu lieu ici ainsi que la signification de ces grafs magnifiques (cf mon post précédent). Vous aurez peut-être la chance d’apercevoir Chota 13, l’artiste le plus célèbre de ce quartier, et d’aller boire un verre dans son café?

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Avec Chota 13

Parque Arvi

Besoin de quitter pour quelques heures le bruit, le trafic, la pollution? Un coup de métro et 2 gondoles vous emmèneront en moins d’une heure dans ce parc naturel où vous pourrez vous promener en pleine nature (en empruntant le sentier Flora par exemple) et même embrasser les arbres! Rien que le voyage en gondoles qui vous fait quitter la ville et voguer par dessus les maisons puis, peu à peu les arbres, vaut le déplacement!

Museo Casa Memoria

C’est un musée entièrement dédié à l’histoire de Medellín avec de nombreux témoignages, des photos, des vidéos… C’est riche, c’est dur et en même temps réaliste. La volonté de s’en sortir est clairement énoncée et les progrès sont là. Cependant, la violence n’est pas encore complètement éradiquée et les narco trafiquants ainsi que des groupes paramilitaires ont toujours une influence importante dans certains quartiers.

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Les marchés, les fruits, les fleurs

Comme partout dans le monde, aller au marché est un plaisir des sens. Mais plus qu’aileurs, on est éblouis par les couleurs et les variétés de fruits et de fleurs que l’on trouve ici. Si vous avez l’occasion de venir fin juillet/ début août la Feria de las flores est une célébration grandiose de l’industrie florale très importante en Colombie.

Le jardin botanique

Pour une courte promenade, un pique-nique ou encore une sieste pendant les heures chaudes de l’après-midi.

Mais aussi…

Il y a également le Medellín plus chic et branché du quartier de El Poblado avec ses rooftop bars, restaurants aux cuisines variées (oui, il y a même des tartes flambées), touristes et expats ou encore celui de Laureles, le quartier résidentiel plus authentique où je loge avec ses nombreux cafés prisés des «digital nomads » où l’on peut passer des heures autour d’un café ou d’un jus de fruits frais.

Il y a le Medellín pollué, bruyant avec ses nombreux mendiants et sans-abris, ses problèmes de drogue, d’alcool et de pauvreté mais aussi le Medellín innovant, vert, sportif, positif, plein d’espoir et d’énergie et qui va de l’avant.

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Et surtout

Il y a l’accueil chaleureux, la gentillesse des Paisa, les habitants de la région. C’est constamment des « bienvenida, a la orden, no te preocupes etc », des sourires sincères, une curiosité et surtout un étonnement provoqué par la présence d’étrangers et qui est énoncé dans cette question que m’a posée quasiment chaque personne rencontrée ici: pourquoi avoir choisi la Colombie et Medellin pour apprendre l’espagnol alors qu’il y a tant d’autres endroits dans le monde pour le faire?

Il y a aussi leur fierté pour leur ville, son côté innovant, son dynamisme, ses progrès que l’on ressent constamment et qui se propage en nous, comme par osmose…

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Je pars samedi et c’est avec tristesse que je vais dire au-revoir à toutes celles et ceux avec qui j’ai eu l’occasion de faire un bout de chemin pendant ces 6 semaines inoubliables. Medellin a été un cadre formidable pour cette aventure avec toutes ses qualités et ses défauts et je vous invite à lire cet article sur la ville (en anglais) très réaliste et qui me semble très juste.

Cependant, c’est aussi avec une impatience grandissante que j’attends samedi puisque je vais enfin retrouver mon cher et tendre, à San Andres puis Providencia, 2 petites îles colombiennes perdues dans les Caraïbes, où nous passerons la semaine qui clôturera ce voyage formidable.

Bon week-end à tous et bonnes vacances à tous ceux qui en auront la semaine prochaine !

Dans ma rue…

Dans ma rue, les arbres sont en fleurs…

La ville de l’éternel printemps pense « vert » et a planté récemment 800 000 arbres ce qui a permis le retour de certaines espèces animales!

Dans ma rue, il y a des paumés, des sans-abris, des réfugiés vénézuéliens…

Certains ont d’ailleurs trouvé une manière bien originale de faire la manche auprès des automobilistes coincés au feu rouge: démonstration de tango, acrobaties ou encore « break dance ».

Dans ma rue, il y a des marchands ambulants…

Ils vendent de tout, passent avec leurs charrettes chargées de fruits et espèrent attirer le chaland en égrenant dans leurs micros tous les produits qu’ils proposent : «aguacate maduro, bananas, mangostán ».

Dans ma rue, il y a du traffic, du monde, du bruit…

Et de nombreux promeneurs de chiens. Je crois bien qu’ici, ils sont encore plus gagas de leurs « mascotas » qu’à San Francisco. C’est dire!

Dans ma rue, il y a de nombreux cafés, restaurants, casinos, hôtels, bars et encore des bars…

C’est la fête toutes les nuits et l’Aguardiente (alcool anisé local) coule à flots. Musique, danse et moments partagés tous les soirs.

J’entame aujourd’hui ma dernière semaine à Medellín et j’ai la visite de mon amie Nathalie. Alors, fini l’école et place au tourisme pour une semaine d’explorations 😀

Bon week-end et bonne semaine à tous!

 

 

Jardin

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Aujourd’hui, j’ai fait l’école buissonnière afin de prolonger un week-end au vert, à Jardin, à environ 3h30 de bus de Medellín.

 

L’atmosphère est reposante dans cette bourgade coloniale où le temps s’écoule au rythme d’un, ou plutôt de plusieurs cafés sur une des nombreuses terrasses de la plaza. Le temps ici semble avoir une autre dimension et le siècle dernier n’a pas encore tout à fait tourné la page!

 

C’est un plaisir des yeux avec les couleurs vibrantes des balcons, portes et bas-reliefs qui contrastent joliment avec le blanc des façades. Les chaises de la plaza, peintes à la main, apportent également une touche chaleureuse au village.

 

Superbes balades dans cette nature généreuse, ponctuée de fermes et de plantations de bananes et de café. J’y ai d’aileurs joué au Juan Valdez, le Jacques Vabre local! Et dans toute cette quiétude, on a même réussi à se faire des frissons en montant dans ce téléphérique rudimentaire!!!

 

Et maintenant, retour à l’école d’espagnol pour encore 3 jours de cours. Très bonne semaine à tous!

 

!Dale Atlético Nacional !

Bonjour à tous,

Une petite parenthèse technique pour vous dire que:

– Lorsque vous recevez l’email vous informant qu’un nouveau post à été publié, Ne le lisez pas dans le mail mais cliquez sur le titre pour le lire sur le blog, avec une belle mise en page.

– Les problèmes de lecture de la vidéo sur mon post précédent “Cocorico” ont été résolus et la vidéo est maintenant disponible directement sur le site. Merci Quentin!

Et maintenant, place au sport! Bonne lecture et bonne semaine à tous!

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Un petit mot de sport, omniprésent dans la ville: espaces sportifs dans les parcs, vélibs publics et gratuits (honnêtement il faut oser vu la circulation plus que chaotique!) et tout près de chez moi, l’immense centre sportif Atanasio Girardot ayant accueilli de nombreuses rencontres internationales.

 

Plus étonnant cependant, c’est l’engouement des colombiens pour le cyclisme. Nous avons vu de nombreux cyclistes amateurs dans les Andes dont l’effort et l’équipement n’avaient  rien à envier aux “mountain bikers” de Marin County! D’ailleurs, savez-vous que le tour de Colombie (à l’image du Tour de France) partira de Medellin le 12 février?

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Mais la raison pour laquelle je vous écris ce post est pour vous parler de football. Ici, comme dans toute l’Amérique latine, c’est une affaire plus que sérieuse! Vous vous souvenez peut-être qu’ un joueur colombien a été assassiné en 94 pour avoir mis un but contre son camp!!! C’est dire…

Samedi, c’était le match d’ouverture de la saison de l’Atlético Nacional, l’équipe de Medellin et j’ai eu la chance de pouvoir y assister! Bon, le match avec son score final de 0-0 ne restera certainement pas dans les annales. L’ambiance dans les tribunes et dans le quartier avant, pendant et après la rencontre restera quant à elle longtemps gravée dans ma mémoire! Rues bondées de maillots verts, alcool et éfluves de marijuana dans tout le quartier avant et après le match… Stade de 40000 places aux 3/4 plein… Et surtout, surtout, les nombreux supporters inconditionnels, regroupés dans l’aile Sud du stade qui n’ont pas arrêté de chanter du début à la fin du match! Sacrée ambiance!

Cocorico

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La présence française à Medellin à l’air plutôt importante: lycée et alliance française, groupes francophones sur les réseaux sociaux… Avis aux amateurs!

Et d’après cet extrait du journal de 20 heures de mardi, sur TF1, il semble que la technologie française a participé à la transformation sociale de la ville. Je vous laisse regarder la vidéo. Cocorico!

 

Guatapé

Ce samedi, petite excursion à Guatapé, à 2 heures de Medellin avec un tour opérateur local et tout en espagnol! Si, si!

Premier arrêt à El Peñol, un rocher calcaire de 200 m de haut à 2000 m d’altitude, l’idée étant de gravir les 740 marches pour admirer ce magnifique paysage transformé par la construction d’un barrage hydroélectrique. Et nous l’avons fait!

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Puis, déjeuner avec vue superbe…

Enfin, visite de la petite ville de Guatapé, fondée en 1811 et joliment restaurée. Là, les maisons colorées sont agrémentées de bas-reliefs, ou zócalos, faisant office d’enseignes pour les commerces, représentant la famille ou servant simplement de décoration.

 

Une impression très agréable de balade dans un musée à ciel ouvert!

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Demain je reprends le chemin de l’école et vous, pour la plupart d’entre vous, celui du boulot. Alors, bon courage et bonne semaine à tous!

Étudiante, touriste, expat…

Alors que ma seconde semaine en solo se termine, je vais vous raconter mon quotidien d’étudiante/ touriste/ expatriée…

Je loge dans un très bel appartement, au 17ème et dernier étage d’un immeuble, dans le quartier de Laureles qui est de bon standing. Ici, les barrios sont classés de 1 à 6 selon leur niveau de confort, sécurité, accès aux services publics etc. Le quartier le plus riche, El Poblado, où séjournent les touristes et de nombreux expats est classé 6. Celui de Laureles, plus authentique, est au 5ème échelon. Ce classement définit les quartiers mais influe aussi sur le taux d’impôts à payer et les habitants des échelles 4, 5 et 6 payent des taxes servant à financer les besoins des quartiers classés de 1 à 3. Avis aux gilets jaunes 😉

Mais le grand + de ce logement est la vue superbe et sans cesse changeante de la ville dont je ne me lasse pas!

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Il est aussi à proximité du métro, d’un supermarché, de nombreux restaurants et bars (java toutes les nuits jusqu’à 3 h1/2 du matin/ boules Quies indispensables) et surtout d’Elefun, l’école dans laquelle je prends 4 heures de cours d’espagnol tous les matins.

Les après-midi sont consacrées à des cours de danse (salsa & bachata cette semaine) ou des activités culturelles organisées ou non par l’école. Sans oublier les devoirs…

Côté bouffe, la nourriture traditionnelle colombienne est à base de maïs et tout est frit: empanadas à tous les repas, féculents, sucre, sel… Bref, on ne vient pas en Colombie pour sa gastronomie.

Par contre, on se régale de fruits (et de jus) dont on trouve une variété incroyable. Il paraît qu’ici, on peut déguster un fruit différent chaque jour, pendant 1 an!

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Fort heureusement, la mondialisation est passée par là aussi et on trouve plein de restaurants offrant des cuisines plus saines à des prix défiants toute concurrence (menu du jour entre 3 et 10 $) ou encore des marchés gourmets, genre Chelsea Market à New York 😋

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Nous voilà en week-end et je vais aller explorer Guatapé demain avec ma nouvelle amie Vicky qui vient de Nouvelle Zélande. Je vous raconterai !

Bon week-end à tous!

Lumières et religion

Je ne vous apprendrai certainement rien en vous disant que plus de 90% de la population colombienne se revendique catholique. Il suffit de se promener dans les rues de Medellin pour voir des églises, des images du Christ ou encore des statues de la Vierge Marie à tous les coins de rue. En fait, chaque parc et chaque station de métro ont été doté d’une statue afin d’éviter le vandalisme. Et, avec l’aide de la police, ça marche 😉

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Bref, autant vous dire que la saison des fêtes “Navidad” est particulièrement bien fêtée ici.

Sapins et crèches un peu partout, mais surtout des millions de lumières qui font scintiller les rues et les parcs de la ville. D’après le National Geographic, Medellin fait partie du top 10 des endroits à visiter pour savourer la magie de Noël. Cependant, Strasbourg ne faisant pas partie du palmarès, je ne sais pas s’il faut les croire! 😀

Cette saison s’est clôturée lundi dernier avec la célébration de l’épiphanie qui était férié ici. Et voilà encore un record colombien, le nombre de jours officiels de congés: 21 par an d’après Wikipedia, 23 d’après un chauffeur de taxi, la grande majorité étant liée à des fêtes religieuses. Presque 2 par mois, c’est quand même pas mal! Cela étant, la plupart sont rattrapés et, pour ma part, j’ai eu cours samedi à la place de lundi…

Ma première semaine en solo à Medellin à été très occupée et très riche en rencontres et découvertes que je vous raconterai dans mon prochain post. Aujourd’hui, dimanche, la ville était vraiment calme, un grand contraste avec le tohu-bohu habituel. En fait, tout le monde était, comme moi, dans les centres commerciaux où l’on peut tout faire, que ce soit participer à une messe (célébrée au milieu des allées),  écouter un concert, manger bien sûr, faire du patin à glace (oui, oui!) et éventuellement du shopping!

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Centre commercial avec toit ouvrant et patinoire dans la douceur tropicale.

Bonne fin de week-end à tous!

Comuna 13: de la violence à l’innovation

lorsqu’on pense à Medellin, les premiers mots qui viennent en tête sont dangers, violence, drogue… Il est vrai qu’en 1991, cette ville a eu le triste privilège d’être sacrée “ville la plus dangereuse du monde”. Aujourd’hui, fort heureusement, ce taux de criminalité a baissé de 90% et, même s’il y a toujours des zones à éviter, Medellin est plus sûre que certaines villes nords-américaines. Comuna 13 était le quartier le plus violent de la cité, une zone de non-droit, et il est devenu le lieu le plus visité de la ville. Comment?

Eh bien, grâce à l’innovation et l’urbanisme social!

En effet, imaginez une colline particulièrement pentue sur laquelle sont venus s’installer anarchiquement des paysans chassés de leurs terres par la guérilla, sans emploi, ni argent. Cela a résulté en un empilement d’habitations précaires en briques et en tôle (actuellement les réfugiés vénézuéliens construisent des cabanes en bois, sur pilotis) sans espaces ni services publics, hôpitaux, écoles, routes… Bref, tous les ingrédients se trouvaient réunis pour que Pablo Escobar et son cartel puissent recruter à tour de bras et faire règner leur loi. L’escalade de la violence pendant les années de traque d’Escobar n’a pourtant pas pris fin à sa mort en 1993.

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Mort de Pablo Escobar vue par Botero

En effet, les guérilleros se sont empressés de prendre la place laissée libre et la population s’est à nouveau retrouvée entre le marteau et l’enclume, souvent forcée de choisir son camp. Et ce, jusqu’en 2002, date à laquelle le gouvernement a décidé de reprendre manu militari le contrôle de ces zones. Il aura fallu pas moins de 10 opérations, menées conjointement par l’armée et la police, pour y arriver. Une fois de plus, la population, terrorisée, a compté dans ses rangs de nombreuses victimes collatérales.

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En mémoire (d’éléphant 🙂 de l’opépation Mariscal où les habitants ont agité le drapeau blanc en signe de paix.

Cependant, le souhait du gouvernement était de donner à ces laissés pour compte les mêmes droits et possibilités que les autres habitants de Medellin. L’écoute de leurs besoins a fait ressurgir la nécessité d’une plus grande mobilité. L’urbanisme de toute la ville à été repensée dans cet optique: un métro à été construit dans la vallée de Medellin auquel succède des gondoles (oui, oui, comme au ski) pour permettre aux habitants de rejoindre les collines. De plus, dans Comuna 13, une série de 6 escalators, publics et gratuits, permet de gravir en 6 minutes et sans effort une pente raide qui nécessitait 1/2 heure d’efforts pénibles.

Bref, l’accès au centre ville qui pouvait représenter 1h30 d’efforts et de transports en commun peut se faire maintenant en une demie heure pour un coût moindre! Avec également la création de bibliothèques, d’écoles et d’autres infrastructures publiques, les résultats sont là: la criminalité est en chute libre et l’espoir renaît pour les habitants de ces quartiers.

Cet espoir, ainsi que le lourd passé de cet endroit se retrouvent dans les graphs qui couvrent chaque coin de rue, dans le hip-hop que l’on entend au détour d’un escalator ou dans les nombreuses échoppes qui commencent à jalonner ses abords.

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Et ce modèle d’urbanisme social à été primé et repris par plusieurs autres villes sud-américaines, dont Bogota.

Bien sûr, il reste un long chemin à parcourir mais la bonne direction est prise est l’espoir est là!

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Si vous voulez en savoir plus, je vous propose d’écouter cet excellent podcast ( en anglais) que m’a transmis Quentin.

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Sinon, Philippe est rentré à la maison et j’ai rejoint le bel appartement que j’occuperai pendant les 3 prochaines semaines. Je commence mes cours d’espagnol demain (aujourd’hui étant férié pour l’épiphaine) mais pense bien à vous tous qui reprenez le chemin du boulot et à ceux qui l’ont déjà fait depuis quelques jours! Bisous