Mystère à Rapa Nui

Encore appelée île de Pâques… 

Un petit triangle de 16x18x23 km, à équidistance (4000 km) du continent chilien et des îles Marquises. C’est la deuxième île la plus éloignée de toute terre habitée! Née de plusieurs éruptions volcaniques, collines verdoyantes, falaises, lave noire et camaïeu de bleus constituent ce bel écrin. Vaches, poules et chevaux s’y promènent en liberté…

Pour la baignade, 1 seule et unique plage à l’opposé de la petite bourgade où se trouvent tous les services et hébergements. Sinon, quelques trous d’eau, relativement calmes, servent de piscine publique. Amateurs d’îles paradisiaques, passez votre chemin…

Nous sommes pourtant bien en Polynésie et les quelques 8000 habitants de l’île s’escriment à faire (re)vivre leur culture quasiment anéantie à travers leur langue, très présente, ainsi qu’un festival annuel de 2 semaines, le tapati. Culture, tradition et savoirs faire ancestraux y sont à l’honneur. Nous avons eu la chance d’assister au défilé de clôture ainsi qu’à ses préparatifs durant toute une journée (finition des chars, peinture des corps, BBQ) et à 2 soirées: concerts, danses, élection de la reine etc. 

Mais nous ne sommes pas venus jusque là pour admirer les paysages ou nous encanailler au festival mais bien pour découvrir les immenses Moaï ou statues qui jalonnent l’île. On en recense environ 1 millier! Nous avons été impressionnés par leur taille (le plus grand mesure 21 mètres et pèse environ 160 tonnes), l’esthétique de ces statues sombres aux formes modernes, au milieu de toute cette verdure, et surpris par l’expressivité et le regard plutôt sévère, voir boudeur de ces moaï tournés (sauf 7 d’entre eux) vers l’intérieur de l’île. 

Nombre d’entre eux sont au sol, cassés ou en partie ensevelis, comme dans la carrière où ils étaient façonnées. Nous avons eu l’impression de déambuler dans un musée d’art contemporain à ciel ouvert!

Il semblerait que ces sculptures représentent les ancêtres veillant sur leur descendance, qu’elles aient été taillées dans du tuf volcanique à l’aide de marteaux de basaltes entre les années 800 et 1300 puis transportées, sur plusieurs km, jusqu’à un socle où elles étaient érigées puis pourvues d’yeux et parfois même coiffées d’un “chapeau”, lui aussi de plusieurs tonnes. 

Comment les Rapa Nui sont-ils parvenus à déplacer puis redresser ces colosses de pierre? De nos jours, malgré de très nombreuses études et hypothèses, le mystère reste entier ce qui rend l’exploration de l’île d’autant plus fascinante. On se sent vraiment humbles devant toute cette grandeur et ces énigmes!

Nous quittons Rapa Nui des points d’interrogation pleins la tête, pour la dernière étape de ce voyage, à savoir la ville de Valparaiso et son Street Art.

Culture.s à Santiago du Chili

C’est de Santiago, une métropole immense coincée entre la cordillère des Andes et celle de la côte, que nous vous envoyons quelques nouvelles.

Autant vous le dire tout de suite, nous n’avons pas vraiment été charmés par son mélange architectural qui manque vraiment d’harmonie.

C’est une grande ville, bruyante, grouillante et, parait-il, dangereuse qui comporte cependant quelques petits quartiers charmants, un excellent choix de restaurants et plusieurs musées intéressants dont le musée d’histoire pré-colombienne que nous avons visité.

Une petite escapade dans la vallée viticole de Casablanca toute proche nous a permis de visiter deux beaux domaines. Air marin, brouillards matinaux et journées ensoleillées y sont propices à la culture de la vigne. Une grosse impression de Californie qui s’est démentie lors de la dégustation, le “carménère” local étant définitivement notre top 1. 

Cheers à tous et à bientôt depuis l’île de Pâques.

Road trip dans l’Altiplano – La tête au-dessus des nuages…

Plus précisément dans le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni en Bolivie. 

Waouh! Maravillioso, incredible ou, comme ils disent là-bas, vraiment “un-boliviable”! Nous venons de passer 4 jours à flirter avec les cratères des volcans et les nuages, à plus ou moins 4000 mètres d’altitude. Des paysages incroyables, minéraux, ponctués de lagunes comme autant de miroirs reflétant cette beauté. Des milliers de flamants roses, des vigognes et des lamas domestiques (et oui, ils sont au menu 😋) nous accompagnent.

Mais surtout, c’est notre guide/chauffeur/ DJ/ photographe, Giovanni, un Quechua, qui s’est occupé de nous pendant ces 4 jours. Après un looooong passage de frontière, 2 heures à piétiner dans le froid, à l’aube, il nous a pris en charge dans sa Landcruiser  pour ce road trip. Musique, feuilles de coca pour l’énergie, oxygène au cas ou on en manquerait, bidons d’essence etc.

Lever du jour sur volcan en attendant de passer la douane

On part sur des pistes plus ou moins bonnes. Une impression de Paris-Dakar, qui a d’ailleurs eu lieu là-bas à 4 reprises, et la sensation d’être sur une autre planète pour ce qui est des paysages rencontrés. 

Nous passons notre première nuit à Uyuni (30 000 habitants) où nous avons la surprise, le lendemain matin de découvrir son marché hebdomadaire. Immense, coloré et, comme à Uzès, propice aux rencontres entre voisins. La comparaison s’arrête là.

Nous y découvrons également un cimetière de trains qui ravit les amateurs de photos Urbex et les Instagrammeurs. 

Cependant, nous n’étions pas à Uyuni pour son marché ni son cimetière original mais plutôt pour son salar, le plus vaste du monde avec ses 10600 km2 soit environ 2 fois la superficie du Gard. Une immensité blanche, infinie, éblouissante qui, en cette saison des pluies,  se couvre d’une légère couche d’eau qui la transforme en un miroir géant! Wouah!

Nous y avons fait le pique-nique le plus insolite que nous n’ayons jamais fait,

Suivi d’une séance photos “muy divertidos”.

Et de vidéos tout aussi divertissantes…

On marche sur la tête…

Dietz-Meyer on Ice…

Retour au salar pour un apéro-coucher de soleil et nuit dans un hôtel de sel. La totale! Gaby, j’ai bien pensé à toi!

Le 3ème jour, nous avons repris la route vers le Sud Lipez où nous nous sommes à nouveau régalés de paysages incroyables. Nous avons passé une plus ou moins bonne nuit dans un hôtel vraiment au milieu de nulle part, à 4600m d’altitude. Cela nous a rappelé combien notre confort moderne, Wifi compris, est un luxe!

Trouvez l’hôtel!

Nous aurions dû passer le 4ème et dernier jour à sillonner d’avantage le sud Lipez et son parc national pour retourner ensuite à San Pedro de Atacama. Les prévisions météorologiques n’étant pas des meilleures, les autorités chiliennes ont décidé de fermer la frontière de manière préventive. Heureusement, une autre frontière, plus éloignée cependant, est restée ouverte et après une looooongue attente à nouveau, nous avons pu rejoindre la civilisation!

Nous espérons que ce looooong post vous trouvera en pleine forme, en train de profiter de votre week-end! Nous partons demain pour Santiago où nous nous arrêterons quelques jours et d’où nous vous enverrons des nouvelles.

Bon week-end à tous et souvenez-vous que la lecture optimale de ce blog est directement sur le site et non dans le mail que vous recevez. On vous embrasse.


Côté lagunes et geysers

Au sud de San Pedro se trouve le vaste Salar d’Atacama, 3ème plus grand dépôt de sel au monde. C’est une immense étendue blanchâtre, plate, stérile…Le soleil cogne fort. L’air est sec, très sec, la luminosité intense. Vous voyez le tableau? Imaginez maintenant cette croûte de sel blanche, craquelée et éblouissante entrecoupée de lagunes bleues qui miroitent la nature environnante et servent de garde-manger à plusieurs espèces de flamants roses. Le contraste est saisissant. Moments instagrams, insolites et… rafraîchissants garantis! Nous nous sommes baignés, avec les flamants roses, dans la lagune Cejar, tellement concentrée en sel que nous y avons flotté sans effort. Trop bon!

Nous avons également poursuivi notre acclimation à l’altitude par la visite du site Piedras Rojas et des lagunes Miñique et Miscanti à environ 4300 m d’altitude. Encore des paysages sublimes, des contrastes improbables de bleus, blancs et rouges où nous avons rencontré quelques guanacos.

Mais la plus grande aventure de ces 3 derniers jours a été sans conteste, notre visite aux geysers Tatio à 4300 m d’altitude. Départ à 6 heures du matin pour arriver sur site au lever du jour. 1h 1/2 de trajet, de nuit, sur une piste par endroit en très mauvais état, avec une voiture trop légère pour bien tenir la route… Mes abdos s’en souviennent! Cela dit, Philippe le chauffeur a été parfait et l’arrivée sur le site magique! Pas tant pour les geysers, même s’il s’y trouve 8 % des geysers du monde, que pour son écrin merveilleux au milieu des volcans. L’ensemble dégage une ambiance éthérée, fantasmagorique. Quant aux glou-glous et à la vague odeur de souffre qui sortent des entrailles de la terre, ils m’ont rappelé Indian Springs et les copines 😍

Au retour, nous avons eu le plaisir de découvrir cette route inoubliable, rencontré des flamants roses et avons apprécié de passer de -4 à +26 degrés Celsius!

Mais les surprises n’étaient pas terminées! Ici, le carnaval a commencé! Défilé, fanfares, jets de mousse à raser… Une sacrée cacophonie! Les costumes sont un savant mélange de tradition andine, plumes et paillettes. Certains personnages font peur, d’autres ravissent. Les touristes se mêlent aux locaux. C’est la fête au village. Youhou!

Notre séjour à San Pedro de Atacama touche à sa fin et nous nous apprêtons à partir pour le Salar d’Uyuni, en Bolivie, d’où nous vous enverrons nos prochaines nouvelles. Avant de vous quitter, un petit tip: la mise en page de nos billets est optimisée dans le blog. Nous vous conseillons donc de cliquer sur “read on blog” dans l’e-mail que vous recevez pour avoir une meilleure expérience de lecture.

En espérant que vous allez tous bien! Bisous, bisous

San Pedro de Atacama

Notre camp de base (altitude 2 500 m) de cette étape d’acclimatation. 

C’est un village touristique mais charmant. Rues en terre battue, murs en adobe, église pittoresque, place ombragée, ambiance hippie/ bobo chic. De la musique à tous les coins de rue, restos, agences de voyages, artisanat en tout genre etc. Bref, tout ce qu’il faut pour requinquer et satisfaire le touriste fatigué de son excursion quotidienne. On y trouve même l’incontournable flûte de pan et les tenues traditionnelles!

C’est une oasis en plein désert, cernée de volcans aux sommets enneigés. Au pied de la cordillère des Andes, les sols sont riches en minéraux. Le salpêtre a fait la prospérité de la région jusqu’à la découverte des engrais chimiques. Actuellement ce sont le cuivre et le lithium qui sont exploités malgré tous les problèmes environnementaux que cela comporte… Cela étant, cette diversité minérale ainsi que l’inlassable érosion ont donné naissance a des paysages somptueux, uniques au monde.

La vallée de la lune en fait partie. Nous en avons arpenté les sentiers, la bouche grande ouverte à cause des Oh! et des Ah! d’admiration que nous avons poussés mais aussi suite à notre essoufflement sur les pentes souvent sablonneuses de ces formations rocheuses gigantesques et superbes. Admirez plutôt.

Le deuxième jour, en route pour la vallée Arc-en-ciel à 3 700 m. Et là, surprise: première rencontre avec des lamas (les plus grands), des alpagas (les plus touffus), des vigognes (plus petites et gracieuses) et leurs petits. Trop bien! Ils paissaient tranquillement au bord de la route puis ont décidé de la traverser. Nous nous sommes régalés. Même pas peur! Ni eux, ni nous 😉 

Quant à la vallée arc-en-ciel, elle a tenu ses promesses kodachromes grâce à la diversité des roches qui la composent et au travail lent mais incessant du vent et de la pluie. On en a encore pris plein les gambettes et les mirettes!

Et l’eau dans tout ça? Eh bien, ce sera le sujet de notre prochain post. 

D’ici là, profitez bien de votre week-end que nous espérons avoir un peu réchauffé! Et bien sûr, n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires! Plein de bises!

Chili 2.0

Il y a 3 ans, nous vous donnions de nos nouvelles depuis la Patagonie, au sud du Chili. Cette fois, c’est plutôt le Nord du pays que nous nous apprêtons à découvrir. Même si 3500 km séparent ces 2 régions, on y trouve dans les deux cas, de grands espaces coincés entre l’océan Pacifique et la cordillère des Andes. Côté Patagonie, glaciers, vent et pingouins. Ici, désert, plateaux de haute altitude et lamas… Tout aussi grandiose!

Nous retrouvons également avec grand plaisir quelques spécialités culinaires locales: ceviche, fruits de mer, quinoa… Pour le moment c’est plutôt Chili sin carne et sin vino car l’objectif de notre première étape est un moment d’acclamation à l’altitude et une préparation à un séjour à 5000 m. On se rattrapera!

Et comme ici, c’est l’été, on se réhabitue également à la chaleur et au soleil. En pensant bien à vous…