Dernières heures à Buenos Aires, mégapole pleine de contrastes. Richesse et modernité y côtoient la plus grande pauvreté et nous avons ressenti cette diversité dans les quartiers touristiques que nous avons visités:
Puerto Madero, entièrement réhabilité avec ses gratte-ciels rutilants, ses promenades, bars et restos chics au bord de l’eau.

La Boca, son équipe et stade de foot célèbres, où la peinture colorée des maisons cache la misère environnante.









San Telmo, ses rues pavées, sa vie intellectuelle et culturelle florissante, lieu de naissance de Mafalda et du tango.








Palermo, un autre quartier ancien, en pleine “boboisation”, où il fait bon vivre, notamment le soir, lorsque les bars et restaurants se remplissent.



El Centro, avec tous ses monuments officiels dont la célèbre “Place de Mai” où continuent de manifester, chaque jeudi, les mères des “disparus” durant la dictature: “Nunca Mas!”


Et enfin Recoleta, le “Paris d’Amérique du Sud”, connu pour son architecture, ses majestueux gommiers centenaires ainsi que son cimetière où sont enterrés les plus grands dont Eva Perón, qui ne laisse aucun argentin indifférent.






Bon, il faut bien dire que la plupart des argentins que nous avons rencontrés n’ont pas la langue dans leur poche et ne se privent pas de parler politique, société etc.. Revenaient souvent dans les conversations la fierté d’être argentin, de bénéficier d’une éducation et d’un service de santé publics et gratuits mais aussi de devoir vivre avec une inflation galopante et beaucoup de pauvreté, le tout engendrant un certain manque de confiance dans le gouvernement… La joie d’avoir gagné la coupe du monde est visible partout. Le football et Messi, le bien nommé, sont érigés au rang de religion…

L’accueil a été chaleureux et nous avons fini par nous habituer à la prononciation Argentine ([ch] pour [ll], d’où le surnom du Ché), à nous faire appeler “chicos”, équivalent du “guys” anglais, à ce que tout soit “ito” et “ita”, même la facture qui ici est une “acuentita” ou “facturette” malgré ses nombreux zéros!
Et si, au restaurant, la facture est petite, les portions, elles, ne le sont pas! Nous nous sommes régalés de la spécialité locale, le boeuf au BBQ, accompagné d’un Malbec non moins argentin (ou souvent d’un soda pour les locaux!). L’héritage italien est lui aussi à l’honneur et pâtes, pizza et glaces (en quantité monstrueuse, minimum 2 grosses boules ou alors en pot de 250, 500g ou 1kg!) se trouvent partout. Pour ce qui est des fruits et légumes, ce sont des denrées rares et chères. Végétariens, vous êtes prévenus!

Voici donc quelques réflexions pèle-mêle alors que nous nous apprêtons à nous envoler pour Quito et l’Equateur que nous nous réjouissons de découvrir.
Ciao Chicos!











































































































































































































