L’ordinaire d’un fleuve … tranquille

Un nouveau jour, le même fleuve, un an de plus pour Philippe qui ne l’empêche pas d’affronter l’épreuve de la planche et les latrines lilliputiennes « when nature calls ».

Nous poursuivons notre croisière et approfondissons notre connaissance du Mahakam. Hormis les oiseaux et autres animaux mentionnés plus tôt, ce fleuve est également un point stratégique pour l’économie de l’Indonésie. Bornéo a des ressources naturelles variées et convoitées (pétrole, gaz, charbon, or, minerais en tous genres et bien sûr bois) et ses exploitations rapportent plusieurs dizaines de milliards à l’Indonésie mais seulement quelques centaines de millions à la population locale. On comprend mieux que nul en Indonésie ne souhaite la souveraineté de cette île. Malheureusement, tout ceci a un prix et il vaudrait mieux se rendre compte des effets pervers de ces exploitations rapidement afin d’éviter que, par exemple, les palmiers à huile n’envahissent totalement les terres occupées aujourd’hui par une forêt tropicale unique qui a déjà été amputée de plus de 50%.

Ceci dit nous profitons des 50% restants et poursuivons nos balades à travers des villages de plus en plus isolés où nous sommes immanquablement accueillis par des sourires et des « hello » d’enfants qui nous accompagnent (sans rien demander en retour). C’est rare et cela nous rappelle les treks dans le nord de la Thaïlande, il y a plus de 25 ans. « What a difference a quarter of a century makes! »

Quant aux animaux, les nasiques, macaques et autres « Kingfisher » ne nous surprennent plus mais nous avons eu la chance de voir des “Hornbills”.

Nous essayons aussi d’éloigner les moustiques. Chacun sa technique : pour Philippe le thé au citron, pour Corine « Eau de DEET ».

Une fois n’est pas coutume. La pluie nous a épargnés ce soir et nous nous apprêtons à diner après un beau coucher de soleil et à aller ensuite siroter un petit « 12 ans d’âge » sur la terrasse du premier étage pour profiter d’un ciel étoilé que seuls les océans, les sommets des montagnes et les endroits peu habités offrent.

Un 14 juillet comme les autres

Aujourd’hui, 14 juillet, vous pensez bien que j’avais organisé une journée tout à fait ordinaire.Tout a commencé très tôt ce matin avec un ballet de dauphins  d’eau douce (les seuls au monde, ici, sur la Mahakam River, du côté indonésien de Bornéo) histoire de mettre le « Birthday Boy » de bonne humeur. J’avais commandé un petit déjeuner 3 étoiles sur notre bateau « 4 étoiles au moins » et préparé avec amour dans la cuisine dernier cri de notre yacht : Nasi Goreng, Nes-presque café grand cru, bananes et ananas. La bonne humeur de Philippe a encore monté d’un cran.

Puis ce fut le départ d’une « croisière » tout confort, dans le calme, sur un speed boat local à moteur à hélice diesel dernière génération.

Trêve de plaisanterie. La vie sur le fleuve et les lacs avoisinants ne manque pas de charme : maisons sur pilotis, marabouts domestiqués, latrines flottantes, pêcheurs, gens souriants et accueillants… On vous laisse admirer.

Au détour d’une  rizière flottante, un affluent (Snake River la bien nommée) nous amène au milieu d’une forêt étonnante. Les arbres aux racines immenses et biscornues peuplent les berges et se retrouvent parfois dans l’eau créant un dédale dans lequel notre capitaine navigue avec aisance et confiance. C’est aussi l’habitat de nombreux macaques, nasiques (en très grand nombre ; voir blog précédent pour les photos), varans, serpents et le « Kingfisher » multicolore (non, ce n’est pas que le nom d’une bière).

Tout ça pour arriver dans le début du pays Dayak ou tradition et modernité font bon ménage. Antennes satellites, téléphones portables mais aussi et surtout les « long house »,  ces maisons traditionnelles immenses qui constituaient à elles seules un village et qui pouvaient loger plusieurs centaines de personnes. Admirez au passage les statues en bois plus surprenantes les unes que les autres. Il est dommage que cette région n’attire que très peu de monde. Pas l’ombre d’un touriste…

 

Et pour terminer notre balade. Un retour, maintenant traditionnel sous une pluie battante et à la tombée du jour.

Ceci dit, nous sommes à bord de notre bateau et dégustons un diner préparé avec attention par la même cuisinière que ce matin (voir photo plus haut) dans la même cuisine 3 étoiles de notre bateau presque 4 étoiles.

Nous nous couchons bercés par le moteur diesel (si si on peut dormir, on a expérimenté hier soir) et nous réveillerons une centaine de kilomètres plus au nord prêts pour un 15 juillet on ne peut plus ordinaire.

Et vogue la galère…

Après un passage éclair à Bali, un dîner aux chandelles sur la plage de Jimbaran avec poisson frais et crevettes balinaises, nous sommes en route pour le versant indonésien de Bornéo, où nous allons commencer notre séjour par un “house boat trip” sur le Mahakam. 5 jours dans la jungle, sans Internet et à priori sans blog.

Suite au prochain numéro…

Quel nez! Animaux en tous genres.

Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l’amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c’est un roc ! … c’est un pic… c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ? … c’est une péninsule ! »…

Comme mentionné hier, nous sommes retournés à Bako et sommes revenus un peu fatigués de notre journée. C’est pourquoi nous laissons ce soir les images parler plutôt que les mots. “A picture is worth a thousand words”.

Une petite pensée pour Maryvonne, Claude, Thomas et Quentin. Le retour en bateau valait celui qui nous a ramenés de Gili à Lombok il y a de nombreuses années… Il a vraiment plu des cordes…

Moi Jane, toi Tarzan, Toi Philippe, moi Corine ou les aventuriers des grottes et cascades perdues

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Comme si une journée de marche n’avait pas suffi, on a remis ça aujourd’hui mais en variant les plaisirs.

Imaginez un décor digne des réalisations de nos amis d’ILM. Obscurité, moiteur, cris incessants des chauves-souris et autres bruits non identifiés. On n’aurait pas été surpris de voir surgir un troll ou autre gnome. Rassurez-vous, nul ne vint ! Nous étions vraiment désespérément seuls dans ces grottes merveilleuses et bien nommées, « Fairy Cave » et « Wind Cave ». Une atmosphère d’Halloween en plein m

ois de juillet, sans les squelettes mais avec des chauves-souris plein les murs et sans lumière.

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Pour continuer, une autre petite balade dans la jungle à la recherche de la Rafflesia, la plus grande fleur du monde. Malheureusement, elle avait décidé de ne pas fleurir au moment de notre passage mais on vous en met une petite photo trouvée sur le web. Ce sera certainement pour la prochaine fois même si les chances de la voir sont plutôt rares comme elle ne reste en fleur que 5 jours.

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Cela ne nous a pas empêché de poursuivre notre balade, de liane en liane et cheveux au vent (surtout Philippe) à la recherche de la cascade perdue.

Nous l’avons finalement trouvée et ce fut un bonheur. Bien que seuls, une fois de plus, nous avons quand même suivi les règles de bienséance locales

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et avons apprécié la thalasso, la beauté du site et la taille des fournis (6-7 cm !).

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On part soigner nos courbatures car demain nous retournons à Bako en espérant y trouver cette fois un sentier à la mesure de nos capacités.

Balade tropicale, Bako style

Un bus matinal, une heure de route, un p’tit tour en bateau et on change de monde. Nous nous retrouvons en plein coeur de la forêt tropicale bornéenne à Bako National Park.

On nous avait promis des petites balades faciles et envoutantes. Les 100 premeiers mètres étaient effectivement agréables.

mais Philippe a failli ne pas survivre à l‘heure qui a suivi. 30+ degrés à l’ombre, 90 % d’humidité dans l’air, plusieurs centaines de marches, quelques centaines de mètres de dénivelé. Il a presque décidé entre le premier et le second souffle, d’arrêter de fumer ! Corine quant à elle n’a pas regretté ses cours de Zumba hebdomadaires.

 

Ceci dit, nous avons persévéré pendant 7 km, tendant l’oreille à chaque bruit inconnu. Seuls sur ces sentiers, (Et oui, il n’y avait vraiment personne d’autre d’assez inconscient pour tenter cette randonnée, à l’exception d’un jeune indien qui a décidé de rester avec nous malgré la différence d’âge et de rythme notable) nous avons vu des nasiques et autres singes et une faune et une flore incroyable.

Après un dernier kilomètre au cours duquel il a fallu redescendre tout ce que nous avions monté, nous avons abouti sur une plage de rêve. C’était magnifique… Et surtout reposant ! D’autant que nous y avons trouvé un bateau pour nous ramener au point de départ.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et le soir, notre aventure en jungle n ‘était pas terminée… Petit poulet Pandan mariné dans des palmes…

 

Petite histoire de l’évolution

Il était une fois, le singe…Ou plus précisément, l’orang-outan. Espèce actuellement en voie de disparition , suite notamment à la déforestation. Fort heureusement, il existe pour eux un centre de réhabilitation à Semmengoh, à quelques kilomètres de Kuching, où nous avons pu en voir quelques uns. Deux, très précisément! N’oublions pas que ce sont quand même des bêtes sauvages…

L’homme quant à lui, n’est plus sauvage. Enfin plus vraiment. Visiblement, des piqures de rappel imagées et détaillées restent nécessaires pour bien gérer la modernité. Nous avons pris note et serons de bons citoyens. Surtout moi…

Maintenant que la leçon d’éducation à la santé est terminée, allons au marché pour exciter vos papilles et surtout les nôtres.

Qu’est ce qu’on mange bien ici! Et quelle variété…

De retour en Asie du Sud-Est

Presque un an d’interruption. L’année a été mouvementée et bien occupée. Il est temps de venir se ressourcer en Asie. Tout seuls. En amoureux 🙂

Après un voyage de 24 heures et quelques étapes, nous retrouvons l’Asie en douceur, à Kuching du côté malais de Bornéo. Ici, la vie s’écoule au rythme des averses quotidiennes et des “tambangs” sur le fleuve.

Mais ce n’est que le début. Corine vient de passer quelques heures à nous concocter des activités et je commence à m’inquiéter. Surtout que nous devrions passer dans des contrées autrefois fréquentées par des coupeurs de tête. Il en reste d’ailleurs quelques souvenirs…

When East meets West…

Macao, un nom évocateur, à consonance exotique… Pirates des mers de Chine, opium, casinos, Corto Maltese et surtout Bernard Lavilliers! C’est donc avec grand plaisir que nous sommes partis à la découverte de cette péninsule, vraiment dépaysante.

Une heure de ferry d’Hong Kong, 31 degrés à l’ombre, 65 % d’humidité, nous y voilà! Officiellement, on est en Chine mais lorsqu’on ouvre les yeux, on se retrouve dans une ville portugaise coloniale, avec ses rues pavées, ses balcons en fer forgé, ses églises et sa forteresse. Cependant, sous les arcades, Swatch, Mc Donald et autres Starbucks se succèdent. Le tout avec des enseignes en portugais et en chinois. La mondialisation dans toute sa splendeur!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hier soir, comme promis un “foot massage”. Belle expérience, une heure de plaisir et de “Pampering” après un dîner de tapas et de Rioja… A refaire avec ou sans les tapas…

Demain nous repartons pour San Francisco et concluons donc ce premier volume des chroniques de Morningsun.

Lovina-Kuta par le chemin des écoliers

Malheureusement, notre voyage s’achève et nous avons pris hier la route du retour par le chemin des écoliers afin de pouvoir admirer encore une fois les beautés de Bali sur notre chemin. Notre chauffeur, Gede Juli, nous fait découvrir quelques destinations moins connues sur la route et prend le temps de nous expliquer les traditions locales.

Première étape, un vieux temple bouddhiste, mini Borobudur qui nous a bien surpris et charmés,

Une mini thalasso dans des sources volcaniques, chaudes et sacrées,

 

 

 

 

 

 

 

Une cascade vertigineuse, un petit tour pédagogique dans une plantation de café et d’épices, un temple sur un lac à Bedugul…

 

Et des paysages plus beaux les uns que les autres.

Pour finir, une petite nuit au “Poppies” à Kuta, oasis de calme au milieu de la jungle kutaesque avec ses scooters, son trafic, ses petites “lanes”, ses bars et son bruit… Un dîner “souvenir” à Kori (beau cadre mais nourriture moyenne), bien moins bien que dans nos mémoires, mais une bonne dernière soirée entre amis quand même…

Aujourd’hui, retour à Hong Kong, ses buildings, sa chaleur étouffante, son humidité et ses “foot massages”.

Je crois que cette fois je n’y échapperai pas.