Un dragon, des dragons avant de s’en retourner…

Encore un passage “routard”; 2 jours sur un bateau pour aller visiter le “Komodo National Park” au large de Flores. On devait dormir sur un matelas sur le pont mais, vu notre grand âge (!!!), nous avons eu droit à la cabine 🙂 Pas vraiment une bonne affaire en fin de compte… Ça manquait un peu d’air!

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceci dit, nous avons vogué entre des dizaines d’iles et d’ilots pelés à souhait dont certains sont encore peuplés par les fameux dragons: énormes carnivores à la salive meurtrière (plus de 30 bactéries), aux dents acérées et au camouflage impeccable malgré leur taille (2.5 à 3.5 m).

En plus des dragons nous avons eu l’occasion de nager avec des raies manta immenses (5 à 6 m d’envergure, c’est vraiment impressionnant), des requins, des poulpes, un énorme “Halibut” et des milliers de poissons, au milieu d’un corail coloré, varié et surtout intact. Que du bonheur!

Aujourd’hui, retour sur la terre ferme pour un dernier jour de vacances en Indonésie avant d’attaquer le chemin du retour. Labuan Bajo est bien agréable et nous pourrons déguster un dernier “nasi goreng” (ou plus probablement un plat italien) après le coucher du soleil qui ici ne déçoit jamais.

Mais avant ça, un ultime massage, un peu de méditation et une petite journée sur la plage. Tout ce qui faut pour être prêts pour une année qui s’annonce intense pour l’un et sabbatique pour l’autre.

A l’année prochaine pour une nouvelle chronique. Il ne nous reste plus qu’à choisir notre destination. Mais ça, ça ne devrait pas être trop difficile.

Return to the Gilis

Un an déjà. Nous voilà de retour à Gili Trawangan, à la recherche du Trawangan lifestyle.

 

 

Pas de mauvaise surprise. La Bintang coule toujours à flots. les couchers de soleil sont toujours aussi somptueux, la mer est toujours cristalline et les cidomos transportent toujours touristes, bagages, nourriture, Bintang, béton et autres matériaux de construction mais avec un tarif fixé d’avance et uniforme. Il n’y a toujours pas de voiture et il semble qu’il n’y en aura pas pour quelques temps encore suite à la décision du chef du village qui  tolère à peine les tondeuses auto-tractées.

Une nuance néanmoins; nous sommes en plein ramadan et quelques adaptations ont été faites par les discothèques pour minimiser les bruits et ne pas déranger le muezzin qui s’en donne, vous vous en doutez, à coeur joie en cette période de jeûne.

Au niveau activité, RAS. Et pourtant, le temps passe très, très, très vite!

En dansant la balinaise…

Après ces 3 semaines plutôt spartiates à Bornéo qui nous ont humblement rappelé que l’eau chaude, l’électricité ou encore l’alimentation variée sont un luxe, nous avons retrouvé avec plaisir Bali, sa jungle touristique, ses magasins, massages, restaurants, bars, live music… l’occasion pour nous de pratiquer nos pas de balinaise.

Malgré tout ce monde, les coutumes et traditions sont toujours bien présentes, la plage de Seminyak toujours aussi belle, les vagues toujours aussi grandes, les surfeurs toujours aussi bronzés… Au hasard des rues on trouve encore des rizières, des temples, des cérémonies.

Demain, levé à l’aube et départ pour Gili Trawangan (voir le blog de l’an dernier) pour une autre petite semaine de plage et de soleil.

Le monde du silence

Quelques photos prises par des compagnons de plongée qui vous donneront une idée de la beauté des fonds sous-marins de la mer des Célèbes. Enjoy!

Changement de décor, changement de rythme.

C’est à Pulau Derawan, une petite île (on en fait le tour à pied en 45 minutes) au large de Bornéo.

Ici aussi, c’est l’authenticité qui prime. Un village de pêcheurs, pas de véhicules à moteur, des rues calmes, écrasées par la chaleur dans l’après-midi et qui s’animent le soir avec les enfants qui courent partout, des matchs de foot dans la rue principale…

Une poignée de touristes qui sont là, comme nous, pour profiter de ces eaux chaudes, calmes et transparentes et explorer la beauté de la vie sous-marine. « Snorkeling », plongée et bien sûr farniente sont au rendez-vous.

Côté frissons (et ce n’est certainement pas la température ambiante qui nous en donnera), nous avons fait du « snorkeling » dans un lac salé, aux eaux troubles, truffées de méduses. Et même quand on sait que c’est une espèce mutante qui a perdu ses pouvoirs urticants, ça reste impressionnant!

Quand on est dans une petite île perdue, la connexion internet n’est pas vraiment facile. On va donc reprendre notre position allongée et mettre le blog en sourdine pour quelques jours. 🙂

De l’assiette à la nature

Petit intermède gastronomique. Nous n’avons pas encore parlé de la vie sur le bateau mais ce ne serait pas rendre hommage à notre cuisinière et aux deux capitaines. Une famille accueillante, prévenante et efficace. Nous aurons quand même passé 4 jours sur ce « houseboat » et avons eu l’occasion de goûter grand nombre de plats locaux.

Petit déjeuner : en plus du thé au citron de Philippe préparé à tout moment avec soin, « nasi goreng » traditionnel (riz frit), beignets de bananes, omelettes, fruits, toasts…

Déjeuner et diner : un régime spécial Philippe. Tous ses plats préférés : soupe, poisson, légumes, encore du poisson, encore des légumes, encore de la soupe. Pour être tout à fait honnêtes, il y avait aussi du poulet, des fruits de mer (crevettes, crabe et calamars) du riz et des fruits. Et en plus, c’était bon ! Un exemple ci-dessous.

Ceci dit, nous sommes allés au marché ce matin et même si les étalages de fruits et légumes valent largement ceux de « Whole Foods », les poissons vivants et viandes ne passent jamais par la réfrigération et sont bien gardés par des milliers de mouches vrombissantes. Certains poissons tentent si désespérément de retrouver le fleuve, qu’ils en tombent de leur étalage !

Une fois de plus, la nature nous a surpris. Aujourd’hui, essaims énormes et haut-perchés,

orchidées sauvages noires, supposément les seules au monde et « Pitcher Plant » pour le plus grand malheur des insectes.

Quant aux hommes plus de coupeurs de têtes et pas de femmes aux longues oreilles mais une « Longhouse » encore habitée et des statues très expressives.

Notre croisière se termine. Demain, changement d’environnement. Une petite île paradisiaque nous attend 🙂

L’ordinaire d’un fleuve … tranquille

Un nouveau jour, le même fleuve, un an de plus pour Philippe qui ne l’empêche pas d’affronter l’épreuve de la planche et les latrines lilliputiennes « when nature calls ».

Nous poursuivons notre croisière et approfondissons notre connaissance du Mahakam. Hormis les oiseaux et autres animaux mentionnés plus tôt, ce fleuve est également un point stratégique pour l’économie de l’Indonésie. Bornéo a des ressources naturelles variées et convoitées (pétrole, gaz, charbon, or, minerais en tous genres et bien sûr bois) et ses exploitations rapportent plusieurs dizaines de milliards à l’Indonésie mais seulement quelques centaines de millions à la population locale. On comprend mieux que nul en Indonésie ne souhaite la souveraineté de cette île. Malheureusement, tout ceci a un prix et il vaudrait mieux se rendre compte des effets pervers de ces exploitations rapidement afin d’éviter que, par exemple, les palmiers à huile n’envahissent totalement les terres occupées aujourd’hui par une forêt tropicale unique qui a déjà été amputée de plus de 50%.

Ceci dit nous profitons des 50% restants et poursuivons nos balades à travers des villages de plus en plus isolés où nous sommes immanquablement accueillis par des sourires et des « hello » d’enfants qui nous accompagnent (sans rien demander en retour). C’est rare et cela nous rappelle les treks dans le nord de la Thaïlande, il y a plus de 25 ans. « What a difference a quarter of a century makes! »

Quant aux animaux, les nasiques, macaques et autres « Kingfisher » ne nous surprennent plus mais nous avons eu la chance de voir des “Hornbills”.

Nous essayons aussi d’éloigner les moustiques. Chacun sa technique : pour Philippe le thé au citron, pour Corine « Eau de DEET ».

Une fois n’est pas coutume. La pluie nous a épargnés ce soir et nous nous apprêtons à diner après un beau coucher de soleil et à aller ensuite siroter un petit « 12 ans d’âge » sur la terrasse du premier étage pour profiter d’un ciel étoilé que seuls les océans, les sommets des montagnes et les endroits peu habités offrent.

Un 14 juillet comme les autres

Aujourd’hui, 14 juillet, vous pensez bien que j’avais organisé une journée tout à fait ordinaire.Tout a commencé très tôt ce matin avec un ballet de dauphins  d’eau douce (les seuls au monde, ici, sur la Mahakam River, du côté indonésien de Bornéo) histoire de mettre le « Birthday Boy » de bonne humeur. J’avais commandé un petit déjeuner 3 étoiles sur notre bateau « 4 étoiles au moins » et préparé avec amour dans la cuisine dernier cri de notre yacht : Nasi Goreng, Nes-presque café grand cru, bananes et ananas. La bonne humeur de Philippe a encore monté d’un cran.

Puis ce fut le départ d’une « croisière » tout confort, dans le calme, sur un speed boat local à moteur à hélice diesel dernière génération.

Trêve de plaisanterie. La vie sur le fleuve et les lacs avoisinants ne manque pas de charme : maisons sur pilotis, marabouts domestiqués, latrines flottantes, pêcheurs, gens souriants et accueillants… On vous laisse admirer.

Au détour d’une  rizière flottante, un affluent (Snake River la bien nommée) nous amène au milieu d’une forêt étonnante. Les arbres aux racines immenses et biscornues peuplent les berges et se retrouvent parfois dans l’eau créant un dédale dans lequel notre capitaine navigue avec aisance et confiance. C’est aussi l’habitat de nombreux macaques, nasiques (en très grand nombre ; voir blog précédent pour les photos), varans, serpents et le « Kingfisher » multicolore (non, ce n’est pas que le nom d’une bière).

Tout ça pour arriver dans le début du pays Dayak ou tradition et modernité font bon ménage. Antennes satellites, téléphones portables mais aussi et surtout les « long house »,  ces maisons traditionnelles immenses qui constituaient à elles seules un village et qui pouvaient loger plusieurs centaines de personnes. Admirez au passage les statues en bois plus surprenantes les unes que les autres. Il est dommage que cette région n’attire que très peu de monde. Pas l’ombre d’un touriste…

 

Et pour terminer notre balade. Un retour, maintenant traditionnel sous une pluie battante et à la tombée du jour.

Ceci dit, nous sommes à bord de notre bateau et dégustons un diner préparé avec attention par la même cuisinière que ce matin (voir photo plus haut) dans la même cuisine 3 étoiles de notre bateau presque 4 étoiles.

Nous nous couchons bercés par le moteur diesel (si si on peut dormir, on a expérimenté hier soir) et nous réveillerons une centaine de kilomètres plus au nord prêts pour un 15 juillet on ne peut plus ordinaire.

Et vogue la galère…

Après un passage éclair à Bali, un dîner aux chandelles sur la plage de Jimbaran avec poisson frais et crevettes balinaises, nous sommes en route pour le versant indonésien de Bornéo, où nous allons commencer notre séjour par un “house boat trip” sur le Mahakam. 5 jours dans la jungle, sans Internet et à priori sans blog.

Suite au prochain numéro…

Quel nez! Animaux en tous genres.

Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l’amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c’est un roc ! … c’est un pic… c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ? … c’est une péninsule ! »…

Comme mentionné hier, nous sommes retournés à Bako et sommes revenus un peu fatigués de notre journée. C’est pourquoi nous laissons ce soir les images parler plutôt que les mots. “A picture is worth a thousand words”.

Une petite pensée pour Maryvonne, Claude, Thomas et Quentin. Le retour en bateau valait celui qui nous a ramenés de Gili à Lombok il y a de nombreuses années… Il a vraiment plu des cordes…