Étudiante, touriste, expat…

Alors que ma seconde semaine en solo se termine, je vais vous raconter mon quotidien d’étudiante/ touriste/ expatriée…

Je loge dans un très bel appartement, au 17ème et dernier étage d’un immeuble, dans le quartier de Laureles qui est de bon standing. Ici, les barrios sont classés de 1 à 6 selon leur niveau de confort, sécurité, accès aux services publics etc. Le quartier le plus riche, El Poblado, où séjournent les touristes et de nombreux expats est classé 6. Celui de Laureles, plus authentique, est au 5ème échelon. Ce classement définit les quartiers mais influe aussi sur le taux d’impôts à payer et les habitants des échelles 4, 5 et 6 payent des taxes servant à financer les besoins des quartiers classés de 1 à 3. Avis aux gilets jaunes 😉

Mais le grand + de ce logement est la vue superbe et sans cesse changeante de la ville dont je ne me lasse pas!

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Il est aussi à proximité du métro, d’un supermarché, de nombreux restaurants et bars (java toutes les nuits jusqu’à 3 h1/2 du matin/ boules Quies indispensables) et surtout d’Elefun, l’école dans laquelle je prends 4 heures de cours d’espagnol tous les matins.

Les après-midi sont consacrées à des cours de danse (salsa & bachata cette semaine) ou des activités culturelles organisées ou non par l’école. Sans oublier les devoirs…

Côté bouffe, la nourriture traditionnelle colombienne est à base de maïs et tout est frit: empanadas à tous les repas, féculents, sucre, sel… Bref, on ne vient pas en Colombie pour sa gastronomie.

Par contre, on se régale de fruits (et de jus) dont on trouve une variété incroyable. Il paraît qu’ici, on peut déguster un fruit différent chaque jour, pendant 1 an!

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Fort heureusement, la mondialisation est passée par là aussi et on trouve plein de restaurants offrant des cuisines plus saines à des prix défiants toute concurrence (menu du jour entre 3 et 10 $) ou encore des marchés gourmets, genre Chelsea Market à New York 😋

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Nous voilà en week-end et je vais aller explorer Guatapé demain avec ma nouvelle amie Vicky qui vient de Nouvelle Zélande. Je vous raconterai !

Bon week-end à tous!

Lumières et religion

Je ne vous apprendrai certainement rien en vous disant que plus de 90% de la population colombienne se revendique catholique. Il suffit de se promener dans les rues de Medellin pour voir des églises, des images du Christ ou encore des statues de la Vierge Marie à tous les coins de rue. En fait, chaque parc et chaque station de métro ont été doté d’une statue afin d’éviter le vandalisme. Et, avec l’aide de la police, ça marche 😉

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Bref, autant vous dire que la saison des fêtes “Navidad” est particulièrement bien fêtée ici.

Sapins et crèches un peu partout, mais surtout des millions de lumières qui font scintiller les rues et les parcs de la ville. D’après le National Geographic, Medellin fait partie du top 10 des endroits à visiter pour savourer la magie de Noël. Cependant, Strasbourg ne faisant pas partie du palmarès, je ne sais pas s’il faut les croire! 😀

Cette saison s’est clôturée lundi dernier avec la célébration de l’épiphanie qui était férié ici. Et voilà encore un record colombien, le nombre de jours officiels de congés: 21 par an d’après Wikipedia, 23 d’après un chauffeur de taxi, la grande majorité étant liée à des fêtes religieuses. Presque 2 par mois, c’est quand même pas mal! Cela étant, la plupart sont rattrapés et, pour ma part, j’ai eu cours samedi à la place de lundi…

Ma première semaine en solo à Medellin à été très occupée et très riche en rencontres et découvertes que je vous raconterai dans mon prochain post. Aujourd’hui, dimanche, la ville était vraiment calme, un grand contraste avec le tohu-bohu habituel. En fait, tout le monde était, comme moi, dans les centres commerciaux où l’on peut tout faire, que ce soit participer à une messe (célébrée au milieu des allées),  écouter un concert, manger bien sûr, faire du patin à glace (oui, oui!) et éventuellement du shopping!

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Centre commercial avec toit ouvrant et patinoire dans la douceur tropicale.

Bonne fin de week-end à tous!

Comuna 13: de la violence à l’innovation

lorsqu’on pense à Medellin, les premiers mots qui viennent en tête sont dangers, violence, drogue… Il est vrai qu’en 1991, cette ville a eu le triste privilège d’être sacrée “ville la plus dangereuse du monde”. Aujourd’hui, fort heureusement, ce taux de criminalité a baissé de 90% et, même s’il y a toujours des zones à éviter, Medellin est plus sûre que certaines villes nords-américaines. Comuna 13 était le quartier le plus violent de la cité, une zone de non-droit, et il est devenu le lieu le plus visité de la ville. Comment?

Eh bien, grâce à l’innovation et l’urbanisme social!

En effet, imaginez une colline particulièrement pentue sur laquelle sont venus s’installer anarchiquement des paysans chassés de leurs terres par la guérilla, sans emploi, ni argent. Cela a résulté en un empilement d’habitations précaires en briques et en tôle (actuellement les réfugiés vénézuéliens construisent des cabanes en bois, sur pilotis) sans espaces ni services publics, hôpitaux, écoles, routes… Bref, tous les ingrédients se trouvaient réunis pour que Pablo Escobar et son cartel puissent recruter à tour de bras et faire règner leur loi. L’escalade de la violence pendant les années de traque d’Escobar n’a pourtant pas pris fin à sa mort en 1993.

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Mort de Pablo Escobar vue par Botero

En effet, les guérilleros se sont empressés de prendre la place laissée libre et la population s’est à nouveau retrouvée entre le marteau et l’enclume, souvent forcée de choisir son camp. Et ce, jusqu’en 2002, date à laquelle le gouvernement a décidé de reprendre manu militari le contrôle de ces zones. Il aura fallu pas moins de 10 opérations, menées conjointement par l’armée et la police, pour y arriver. Une fois de plus, la population, terrorisée, a compté dans ses rangs de nombreuses victimes collatérales.

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En mémoire (d’éléphant 🙂 de l’opépation Mariscal où les habitants ont agité le drapeau blanc en signe de paix.

Cependant, le souhait du gouvernement était de donner à ces laissés pour compte les mêmes droits et possibilités que les autres habitants de Medellin. L’écoute de leurs besoins a fait ressurgir la nécessité d’une plus grande mobilité. L’urbanisme de toute la ville à été repensée dans cet optique: un métro à été construit dans la vallée de Medellin auquel succède des gondoles (oui, oui, comme au ski) pour permettre aux habitants de rejoindre les collines. De plus, dans Comuna 13, une série de 6 escalators, publics et gratuits, permet de gravir en 6 minutes et sans effort une pente raide qui nécessitait 1/2 heure d’efforts pénibles.

Bref, l’accès au centre ville qui pouvait représenter 1h30 d’efforts et de transports en commun peut se faire maintenant en une demie heure pour un coût moindre! Avec également la création de bibliothèques, d’écoles et d’autres infrastructures publiques, les résultats sont là: la criminalité est en chute libre et l’espoir renaît pour les habitants de ces quartiers.

Cet espoir, ainsi que le lourd passé de cet endroit se retrouvent dans les graphs qui couvrent chaque coin de rue, dans le hip-hop que l’on entend au détour d’un escalator ou dans les nombreuses échoppes qui commencent à jalonner ses abords.

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Et ce modèle d’urbanisme social à été primé et repris par plusieurs autres villes sud-américaines, dont Bogota.

Bien sûr, il reste un long chemin à parcourir mais la bonne direction est prise est l’espoir est là!

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Si vous voulez en savoir plus, je vous propose d’écouter cet excellent podcast ( en anglais) que m’a transmis Quentin.

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Sinon, Philippe est rentré à la maison et j’ai rejoint le bel appartement que j’occuperai pendant les 3 prochaines semaines. Je commence mes cours d’espagnol demain (aujourd’hui étant férié pour l’épiphaine) mais pense bien à vous tous qui reprenez le chemin du boulot et à ceux qui l’ont déjà fait depuis quelques jours! Bisous

 

Medellin, la ville de l’éternel printemps

Premiers jours à Medellin, premières impressions…

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C’est immense! 2,5 millions d’habirants, des centaines de gratte-ciels, des milliers de “maisons” accrochées aux collines, du trafic…

C’est rouge-brique et vert! La ville se trouve dans la vallée d’Aburrá, à 1500m d’altitude. En fait, c’est une cuvette dont le fond est formé par la ville et les bords, verdoyants, grignotés peu à peu par les habitations.

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C’est très contrasté! Quartiers modernes, branchés, design, comme le Poblado où nous nous trouvons actuellement, vieux centre ville au fond de la “cuvette” et pauvreté le long des collines.

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On s’y déplace facilement! À pieds (on explose notre compteur de pas chaque jour), en métro, moderne et efficace, en gondoles pour rejoindre les hauteurs, en Uber … C’est jeune et dynamique! Ambiance de fête, bars, musique toute la nuit. Ça pulse!

En fait, Medellín est une ville qui se vit, plus qu’elle ne se visite. Pas grand chose à voir si ce n’est la place Botero, aux 23 sculptures, et le musée d’art exposant une bonne centaine de ses œuvres. De plus son surnom est la ville de l’éternel printemps. Avec une moyenne d’environ 24 degrés Celsius, je me réjouis d’y rester pour les 6 prochaines semaines!

Et je sais, je n’ai pas abordé le sujet “Escobar/ cartel de Medellin “ que je vous garde pour un prochain post car nous allons faire un tour “ Comuna 13: from violence to innovation “ et on en saura certainement plus ce soir. À suivre donc!

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Formes et couleurs des Andes

C’est de Salento, un petit village de 5000 habitants de la zona cafetera (grosso modo dans le centre du pays) que nous vous écrivons aujourd’hui. Nous sommes dans les Andes, à 2000 m d’altitude et la lumière est magnifique. Elle réchauffe les couleurs et c’est une véritable symphonie!

Multitude de couleurs dans les rues du village, les ponchos (surtout portés par les touristes mais quelque autochtones aussi), l’artisanat de qualité que l’on trouve dans les nombreux magasins qui bordent la rue principale….

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Camaïeu de vert des montagnes qui nous entourent ainsi que dans la vallée de Corcora que nous avons visitée aujourd’hui: palmiers de cire pouvant atteindre jusqu’à 60 m, vaches paissant dans des champs à l’herbe grasse, condors tournoyant   au gré des courants… Il faut dire que, malgré l’altitude, nous sommes tout près de l’Equateur et la végétation est luxuriante et tropicale.

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Quand aux formes, ce sont les rondeurs qui s’imposent, Botero (ou JLo?) ayant fait de nombreuses émules dans la population locale. Je risque d’avoir du mal à me fondre avec la population locale 😀

 

Déambulations dans Cartagène des Indes

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Premiers jours en Colombie, à Cartagène et premières impressions très positives: histoire, arts, musique, douceur de vivre et accueil chaleureux. Cartagène intra-muros (ou plutôt remparts) coche toutes les cases du fantasme “ville coloniale espagnole du XVI ème siècle”.

Le quartier dans lequel nous logeons, Getsemani, plus populaire, accueille quant à lui, artistes, poètes, musiciens… les murs sont couverts de graphs plus beaux les uns que les autres. Les allées étroites, les places et les trottoirs font le bonheur des joueurs de dominos, musiciens, badauds, touristes, les vendeurs de rue…Ambiance chaude tous les soirs!

 

Nous sommes au bord de la mer des Caraïbes et son influence est partout: dans les visages, la nourriture (fruits, poissons, lait de coco, fruits de mer et ceviche à gogo), les couleurs, la chaleur. La température est idéale pour les après-midi farniente au bord de la piscine, les longues soirées sur les terrasses…

Et bien sûr la salsa! Une soirée au café Havana qui a commencé par un groupe cubain, suivi d’un groupe local qui a commencé à jouer à 1:30 du matin. Le tout arrosé de mojitos à base de rhum local… ça a déhanché!

 

 

 

Koh Tao – Welcome to Neverland

Retour dans le golfe de Siam, escale à Koh Samui puis arrivée à Koh Tao.

Quel contraste entre le tourisme « intimiste » de la Birmanie et les hordes de touristes de toutes nationalités qui se déversent quotidiennement sur les îles thaïlandaises. On pensait que la distance entre le continent et Koh Tao et l’absence d’aéroport nous épargneraient le tourisme de masse. Que nenni !

Ceci dit, l’île est somptueuse et même si nous devons gravir une pente hyper escarpée pour rejoindre notre chambre, nous sommes bien contents de profiter de cette semaine de plage et de farniente.

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Nous en profitons pour faire une étude sociologique des touristes de l’île. Il faut dire que la quasi totalité des touristes ici a entre 20 et 30 ans. Un avantage : même sans la carte senior, les « happy hours » correspondent parfaitement à notre rythme ce qui nous permet d’avoir les bars pour nous et d’éviter les hordes de pub crawlers (plus d’une centaine) qui se promènent seau à la main et tête dans les nuages…ou dans le cirage. Hallucinant !

D’autre part, nous avons constaté, une différence substantielle au niveau des coupes de cheveux masculines: bas dégarnis, hauts garnis pour les jeunes… plutôt l’inverse pour les autres. Suivez mon regard…

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On n’a en commun que la tenue. Tongs, shorts et tee-shirt… Pas grave. La plage est belle, la mer est chaude, la vie est belle.

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Dans quelques jours, nous entamerons le chemin du retour et vous retrouverons avec plaisir.

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A l’année prochaine !

Flashback : One Night In Bangkok

Ou plutôt une journée…

Petit retour en arrière, au début du mois de juillet où nous nous étions arrêtés à Bangkok, histoire de nous remettre du décalage horaire dans une ville qui ne dort jamais.

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Nous en avons profité pour nous promener sur le fleuve, visiter le palais royal ainsi que les quartiers commerçants de la ville et souhaitions partager ces quelques photos avec vous.

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… depuis trop longtemps, la, la, la

Nous, pendant ce temps, on retourne vers notre piscine où on se demande pourquoi ils ne mettent pas de glaçons, vu qu’elle rafraichit à peine… Ceci dit, ça détend quand même bien après une journée de vélo et c’est décidé : pour les jours suivants, ce sera cheval et taxi ! On n’a vraiment plus l’âge !

En plus des temples, il y a aussi l’immense fleuve Irrawaddy et quelques scènes typiques de cette vie birmane qui va nous manquer.

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Ceci conclut les chroniques birmanes 2013. Si nous revenons dans douze ans, les choses auront probablement évolué et “The Lady” n’y aura certainement pas été pour rien!

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Demain, nous changeons de paysages et de pays et nous dirigeons vers la Thaïlande, à Koh Samui puis Koh Tao où nous commencerons les chroniques thaïlandaises.

Quand t’es dans le désert…

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Quel contraste ! D’une végétation luxuriante et humide, nous sommes passés à un climat désertique, chaud… très chaud. Ce qui ne nous a pas empêché de commencer très fort, par un périple à vélo, que nous baptisons pour l’occasion : le tour de Bagan. Première et seule étape, vu les 40 degrés à l’ombre.

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Ceci dit, découvrir (ou plutôt redécouvrir) cet endroit magique où subsistent plus de 2000 temples sur les 4000 originaux, dans cette plaine de 42 km2 est tout simplement merveilleux !

Une petite photo d’il y a 12 ans. Le site, lui, n’a pas beaucoup changé. Quant à Corine et Quentin…

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Notre balade en vélo nous amène de temples en temples, de formes et tailles différentes mais avec une harmonie unique. De plus, le fait de pouvoir encore monter sur certains temples permet de mesurer la grandeur de ce site, construit à l’époque de nos cathédrales et unique au monde. On vous laisse admirer !

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