Parc Naturel National Tayrona

Incontournable d’un voyage en Amérique du Sud et la fierté de tout colombien, le PNN Tayrona, à 4 heures de route à l’est de Cartagène, est un joyau de la côte Caraïbe.

Cabo San Juan

Tayrona, c’est une nature sauvage, préservée d’environ 20000 hectares terrestres et maritimes. C’est une cinquantaine de plages paradisiaques dont la plus connue, Cabo San Juan est digne d’une carte postale. L’eau est bleu turquoise, chaude, cristalline, le sable blanc, les cocotiers se balancent sous la brise. La barrière de corail est tout près… Vous imaginez le tableau?

C’est aussi de la mangrove, des marais et une forêt tropicale préservée, foisonnante de faune et de flore au pied de la Sierra Nevada de Santa Marta.

Mais surtout, c’est un territoire sacré pour les peuples indigènes descendants des Taironas, la tribu qui habitait cette région avant d’être massacrée par les colons espagnols. Le parc comprend de nombreux sanctuaires, des cimetières ainsi que des lieus sacrés où ces quatre peuples continuent de se retrouver régulièrement pour des cérémonies rituelles. Ces derniers considèrent le parc comme leur propre territoire et luttent pour le récupérer ou tout du moins faire respecter les lieux sacrés et en interdire l’accès aux touristes. Ils ont en partie obtenu gain de cause et le parc est fermé 3 fois par an pour des cérémonies de « limpieza » ou nettoyage. Cette année, il est fermé tout le mois de février pour permettre à la terre de respirer et se régénérer, début juin car elle a ses «règles »  et fin novembre pour que les animaux puissent y effectuer leurs rituels.

Vous l’avez compris, c’est un lieu magnifique, riche et profond que je me suis sentie privilégiée de pouvoir visiter le week-end dernier, d’autant plus qu’il ferme dans quelques jours.

Jolie vue, le camping!

Si vous souhaitez y aller, je vous conseille d’y passer une ou deux nuits (camping ou lodge) ce qui vous permettra d’avoir le parc pour vous « tout seul » en dehors des quelques heures pendant lesquelles débarquent, comme moi, les touristes venant y passer la journée.

Si vous ne souhaitez ou ne pouvez pas y dormir, Santa Marta, à 1 heure de route est une bonne base. J’y ai dormi dans une auberge de jeunesse « Masaya Hostel » que je vous recommande chaudement: confortable, superbe accueil et ambiance, très bien située, roof top avec piscine, bar, espaces de détente. Que du bonheur après les 16 kilomètres de marche à l’intérieur du parc!

San Basilio de Palenque

De par sa situation géographique sur la côte caraïbe et son accès au Rio Magdalena, l’un des fleuves les plus importants de Colombie, Carthagène a toujours été un port de commerce important et l’est encore aujourd’hui. De nos jours, de nombreux touristes se déversent quotidiennement, par paquebots entiers, dans les rues de la vieille ville. Au XVI ème siècle par contre, durant l’occupation espagnole, c’est bien moins volontairement que sont arrivés d’Afrique de nombreux esclaves.

Certains se sont révoltés, d’autres ont réussi à s’enfuir. Sous l’influence de leur leader, Benkos Biohó, ils ont fondé des « palenque » ou villes fortifiées, afin de s’y réfugier. Celle de San Basilio de Palenque, à environ 1 heure au sud de Carthagène, est la seule à exister encore aujourd’hui. En 1691, la couronne d’Espagne a accordé à ses habitants le statut d’hommes libres. Palenque est alors devenue la première communauté libre des Amériques.

De nos jours, forte d’environ 4000 âmes, descendants d’esclaves congolais et angolais, c’est une ville classée au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO pour le rôle primordial qu’elle joue dans la culture afro-colombienne.


La communauté a sa propre langue, sa propre police ainsi que des pratiques sociales héritées de ses racines africaines.

Là-bas, on déambule avec ou sans chaussures dans des ruelles souvent en terre. Les maisons traditionnelles sont en torchis, on voit de-ci de-là un cochon traverser la rue. Le soleil cogne…

On est accueilli au son des tambours et accosté par les Palenqueras, ces femmes aux robes colorées qui tentent de nous vendre quelques fruits et que l’on retrouve à Carthagène posant avec les touristes en échange de quelques pièces.

j’ai visité ce village samedi dernier en compagnie de Michelle que j’ai rencontrée ici. Dimanche, nous sommes allées à Isla Benditas, un petit îlot paradisiaque à 1 heure de bateau de Carthagène 🏝

La semaine qui se termine à été studieuse avec 4 heures de cours quotidien et nous nous apprêtons à nous rendre au Parc National Tayrona ce week-end où les paysages sont, paraît-il, à couper le souffle. Je ne manquerai pas de partager mes photos et impressions.

Très bon week-end à tous.

Ça commence fort!

Me voilà de retour en Colombie, à Carthagène des Indes cette fois, pour quelques semaines de cours d’espagnol suivies de tourisme le long de la côte caraïbe 😎

Jeudi, je pensais passer ma première journée à m’installer, finaliser mon inscription aux cours puis arpenter les rues pimpantes de la vieille ville ou lézarder au bord de la piscine avant la fraîcheur toute relative du soir. Que nenni!

L’activité du jour à Nueva Lengua, l’école d’espagnol, était quelques heures de bénévolat d’enseignement de l’anglais dans un quartier défavorisé à 1h1/2 de Cartagène et on m’a proposé de me joindre au groupe. Bien entendu, je n’allais pas laisser passer cette occasion. Et quelle expérience ça a été!

Une quarantaine d’enfants de 6 à 12 ans, nous attendaient avec impatience dans une « salle de classe » en tôle ondulée, surchauffée. L’accueil fut très chaleureux: applaudissements, sourires et mots de bienvenue. Les enfants étaient vraiment heureux d’apprendre quelques mots nouveaux en anglais, motivés, concentrés, appliqués. Le rêve de tout enseignant, même à la retraite 😉

La timidité des premiers instants a laissé place à des échanges et nous avons tenté de satisfaire notre curiosité réciproque dans la mesure de nos capacités langagières. J’ai confirmation qu’il y a encore du boulot 😂

Ensuite, la salle de classe s’est transformée en cantine et nous avons tous déjeuné d’une soupe poulet/ légumes, typiquement colombienne et de riz…
Rangements, nettoyage puis ce fut le moment de nous quitter non sans un pincement au cœur. Une petite m’a même dit qu’elle aimerait que je sois sa grand-mère. No comment !

Ces actions sont organisées par la Fundación Sonrisas de León, créée il y a 3 ans. Pour le moment, ils sont en mesure d’éduquer et de nourrir les enfants 3 fois par semaine mais espèrent pouvoir étendre leur action aux mamans pour faire de l’éducation à la santé, la diététique etc. Le four qui se trouve près du tableau devrait être mis en service la semaine prochaine afin de préparer des pizzas et autres plats cuisinés qui pourront être vendus afin de lever des fonds pour étendre leurs programmes. Poco a poco…

Un autre monde…

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Nous sommes toujours en Colombie, pourtant nous sommes loin, très loin, à tous les sens du terme, de ce que nous avons vu jusqu’à présent!

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ici, c’est Providencia, une petite île à 800 km au nord des côtes colombiennes, dans les Caraïbes. Pour y arriver, passage obligé par l’île de San Andres, port d’accueil des bateaux de croisière avec son lot de touristes et de magasins « tax free ». Bof, bof…

 

Providencia par contre est toute petite: on en fait le tour en 17 km. Ce sont les Caraïbes, aussi bien par les habitants qui parlent créole, que par le rythme de la vie: relax, très relax… On chaloupe plus qu’on ne marche, ce qui n’est pas fait aujourd’hui le sera peut-être demain, relax, relax… C’est le paradis du routard, aux vibrations reggae et « laid back ». Il y a d’aileurs énormément de touristes français à notre grande surprise.

 

Les maisons sont en bois, souvent peintes de couleurs vives. Les jardins parfois pimpants peuvent aussi regorger de rebuts dont on n’a su que faire, étant sur une île. Les moyens de transports sont rares mais nous avons pu faire nos balades à pieds, à mobylette ou encore dans le pickup d’un camion! Ici, on fait comme on peut!

 

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L’île est magnifique: végétation luxuriante, mangrove et la mer, aux camaïeux de bleus, ne cesse de nous ravir. Nous sommes sur une barrière de corail et avons pu admirer une belle variété de coraux et poissons en snorkeling: plongée en dérive puis accrochés à la bouée de sauvetage du bateau qui nous tirait. Super fun!

Et les 27 degrés à l’ombre tous les jours et toutes les nuits nous ont permis d’appréciter les quelques plages de l’île dont la superbe « Southwest Beach » avec ses restaurants ou plutôt cahutes de pêcheurs « pieds dans l’eau ». Que du bonheur!

De plus, le régime ceviche, poissons et fruits de mer (avec des patacons, plantains frits, et riz toutefois) a été un changement bienvenu!

Vous l’aurez compris, nous avons vraiment apprécié notre séjour ici qui marque cependant la fin de notre voyage en Colombie, à l’exception d’un passage rapide à Bogota. Ce voyage aura été riche en découvertes, en rencontres et en apprentissages et nous aura permis une première approche de ce pays chaleureux et varié! Grand comme 2 fois la France, il regorge encore de bien d’autres richesses comme l’Amazonie, la côte Caraïbe ou encore de nombreuses villes coloniales et méritera certainement un second voyage!

Merci à vous qui avez suivi ce blog et pour vos petits mots et commentaires.

À bientôt très certainement !

Si vous venez à Medellin…

Peut-être que la lecture de ce blog vous aura donné envie de découvrir par vous même cette ville fascinante en pleine transformation?

Voici donc un petit carnet pratique, testé cette semaine par Nathalie et moi, pour clôturer mes posts sur Medellin.

Le centro

C’est au centre ville, très populaire (mais à éviter la nuit), que se trouvent les quelques rares monuments et édifices anciens qui ont été préservés. Je vous recommande de le visiter avec un guide, comme l’excellent tour Real city tour qui vous fera comprendre l’histoire mouvementée de la ville.

Dans le Centro, Vous pourrez aussi découvrir les sculptures de Botero ainsi que ses peintures au Museo de Antioquia et goûter au plat traditionnel de la région, la «bandera paisa »,  au restaurant La Hacienda.

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Là aussi, réservez un tour (graffiti tour), si possible avec un jeune du quartier, afin de saisir l’ampleur de la transformation qui a eu lieu ici ainsi que la signification de ces grafs magnifiques (cf mon post précédent). Vous aurez peut-être la chance d’apercevoir Chota 13, l’artiste le plus célèbre de ce quartier, et d’aller boire un verre dans son café?

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Avec Chota 13

Parque Arvi

Besoin de quitter pour quelques heures le bruit, le trafic, la pollution? Un coup de métro et 2 gondoles vous emmèneront en moins d’une heure dans ce parc naturel où vous pourrez vous promener en pleine nature (en empruntant le sentier Flora par exemple) et même embrasser les arbres! Rien que le voyage en gondoles qui vous fait quitter la ville et voguer par dessus les maisons puis, peu à peu les arbres, vaut le déplacement!

Museo Casa Memoria

C’est un musée entièrement dédié à l’histoire de Medellín avec de nombreux témoignages, des photos, des vidéos… C’est riche, c’est dur et en même temps réaliste. La volonté de s’en sortir est clairement énoncée et les progrès sont là. Cependant, la violence n’est pas encore complètement éradiquée et les narco trafiquants ainsi que des groupes paramilitaires ont toujours une influence importante dans certains quartiers.

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Les marchés, les fruits, les fleurs

Comme partout dans le monde, aller au marché est un plaisir des sens. Mais plus qu’aileurs, on est éblouis par les couleurs et les variétés de fruits et de fleurs que l’on trouve ici. Si vous avez l’occasion de venir fin juillet/ début août la Feria de las flores est une célébration grandiose de l’industrie florale très importante en Colombie.

Le jardin botanique

Pour une courte promenade, un pique-nique ou encore une sieste pendant les heures chaudes de l’après-midi.

Mais aussi…

Il y a également le Medellín plus chic et branché du quartier de El Poblado avec ses rooftop bars, restaurants aux cuisines variées (oui, il y a même des tartes flambées), touristes et expats ou encore celui de Laureles, le quartier résidentiel plus authentique où je loge avec ses nombreux cafés prisés des «digital nomads » où l’on peut passer des heures autour d’un café ou d’un jus de fruits frais.

Il y a le Medellín pollué, bruyant avec ses nombreux mendiants et sans-abris, ses problèmes de drogue, d’alcool et de pauvreté mais aussi le Medellín innovant, vert, sportif, positif, plein d’espoir et d’énergie et qui va de l’avant.

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Et surtout

Il y a l’accueil chaleureux, la gentillesse des Paisa, les habitants de la région. C’est constamment des « bienvenida, a la orden, no te preocupes etc », des sourires sincères, une curiosité et surtout un étonnement provoqué par la présence d’étrangers et qui est énoncé dans cette question que m’a posée quasiment chaque personne rencontrée ici: pourquoi avoir choisi la Colombie et Medellin pour apprendre l’espagnol alors qu’il y a tant d’autres endroits dans le monde pour le faire?

Il y a aussi leur fierté pour leur ville, son côté innovant, son dynamisme, ses progrès que l’on ressent constamment et qui se propage en nous, comme par osmose…

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Je pars samedi et c’est avec tristesse que je vais dire au-revoir à toutes celles et ceux avec qui j’ai eu l’occasion de faire un bout de chemin pendant ces 6 semaines inoubliables. Medellin a été un cadre formidable pour cette aventure avec toutes ses qualités et ses défauts et je vous invite à lire cet article sur la ville (en anglais) très réaliste et qui me semble très juste.

Cependant, c’est aussi avec une impatience grandissante que j’attends samedi puisque je vais enfin retrouver mon cher et tendre, à San Andres puis Providencia, 2 petites îles colombiennes perdues dans les Caraïbes, où nous passerons la semaine qui clôturera ce voyage formidable.

Bon week-end à tous et bonnes vacances à tous ceux qui en auront la semaine prochaine !

Dans ma rue…

Dans ma rue, les arbres sont en fleurs…

La ville de l’éternel printemps pense « vert » et a planté récemment 800 000 arbres ce qui a permis le retour de certaines espèces animales!

Dans ma rue, il y a des paumés, des sans-abris, des réfugiés vénézuéliens…

Certains ont d’ailleurs trouvé une manière bien originale de faire la manche auprès des automobilistes coincés au feu rouge: démonstration de tango, acrobaties ou encore « break dance ».

Dans ma rue, il y a des marchands ambulants…

Ils vendent de tout, passent avec leurs charrettes chargées de fruits et espèrent attirer le chaland en égrenant dans leurs micros tous les produits qu’ils proposent : «aguacate maduro, bananas, mangostán ».

Dans ma rue, il y a du traffic, du monde, du bruit…

Et de nombreux promeneurs de chiens. Je crois bien qu’ici, ils sont encore plus gagas de leurs « mascotas » qu’à San Francisco. C’est dire!

Dans ma rue, il y a de nombreux cafés, restaurants, casinos, hôtels, bars et encore des bars…

C’est la fête toutes les nuits et l’Aguardiente (alcool anisé local) coule à flots. Musique, danse et moments partagés tous les soirs.

J’entame aujourd’hui ma dernière semaine à Medellín et j’ai la visite de mon amie Nathalie. Alors, fini l’école et place au tourisme pour une semaine d’explorations 😀

Bon week-end et bonne semaine à tous!

 

 

Jardin

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Aujourd’hui, j’ai fait l’école buissonnière afin de prolonger un week-end au vert, à Jardin, à environ 3h30 de bus de Medellín.

 

L’atmosphère est reposante dans cette bourgade coloniale où le temps s’écoule au rythme d’un, ou plutôt de plusieurs cafés sur une des nombreuses terrasses de la plaza. Le temps ici semble avoir une autre dimension et le siècle dernier n’a pas encore tout à fait tourné la page!

 

C’est un plaisir des yeux avec les couleurs vibrantes des balcons, portes et bas-reliefs qui contrastent joliment avec le blanc des façades. Les chaises de la plaza, peintes à la main, apportent également une touche chaleureuse au village.

 

Superbes balades dans cette nature généreuse, ponctuée de fermes et de plantations de bananes et de café. J’y ai d’aileurs joué au Juan Valdez, le Jacques Vabre local! Et dans toute cette quiétude, on a même réussi à se faire des frissons en montant dans ce téléphérique rudimentaire!!!

 

Et maintenant, retour à l’école d’espagnol pour encore 3 jours de cours. Très bonne semaine à tous!

 

!Dale Atlético Nacional !

Bonjour à tous,

Une petite parenthèse technique pour vous dire que:

– Lorsque vous recevez l’email vous informant qu’un nouveau post à été publié, Ne le lisez pas dans le mail mais cliquez sur le titre pour le lire sur le blog, avec une belle mise en page.

– Les problèmes de lecture de la vidéo sur mon post précédent “Cocorico” ont été résolus et la vidéo est maintenant disponible directement sur le site. Merci Quentin!

Et maintenant, place au sport! Bonne lecture et bonne semaine à tous!

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Un petit mot de sport, omniprésent dans la ville: espaces sportifs dans les parcs, vélibs publics et gratuits (honnêtement il faut oser vu la circulation plus que chaotique!) et tout près de chez moi, l’immense centre sportif Atanasio Girardot ayant accueilli de nombreuses rencontres internationales.

 

Plus étonnant cependant, c’est l’engouement des colombiens pour le cyclisme. Nous avons vu de nombreux cyclistes amateurs dans les Andes dont l’effort et l’équipement n’avaient  rien à envier aux “mountain bikers” de Marin County! D’ailleurs, savez-vous que le tour de Colombie (à l’image du Tour de France) partira de Medellin le 12 février?

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Mais la raison pour laquelle je vous écris ce post est pour vous parler de football. Ici, comme dans toute l’Amérique latine, c’est une affaire plus que sérieuse! Vous vous souvenez peut-être qu’ un joueur colombien a été assassiné en 94 pour avoir mis un but contre son camp!!! C’est dire…

Samedi, c’était le match d’ouverture de la saison de l’Atlético Nacional, l’équipe de Medellin et j’ai eu la chance de pouvoir y assister! Bon, le match avec son score final de 0-0 ne restera certainement pas dans les annales. L’ambiance dans les tribunes et dans le quartier avant, pendant et après la rencontre restera quant à elle longtemps gravée dans ma mémoire! Rues bondées de maillots verts, alcool et éfluves de marijuana dans tout le quartier avant et après le match… Stade de 40000 places aux 3/4 plein… Et surtout, surtout, les nombreux supporters inconditionnels, regroupés dans l’aile Sud du stade qui n’ont pas arrêté de chanter du début à la fin du match! Sacrée ambiance!

Cocorico

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La présence française à Medellin à l’air plutôt importante: lycée et alliance française, groupes francophones sur les réseaux sociaux… Avis aux amateurs!

Et d’après cet extrait du journal de 20 heures de mardi, sur TF1, il semble que la technologie française a participé à la transformation sociale de la ville. Je vous laisse regarder la vidéo. Cocorico!

 

Guatapé

Ce samedi, petite excursion à Guatapé, à 2 heures de Medellin avec un tour opérateur local et tout en espagnol! Si, si!

Premier arrêt à El Peñol, un rocher calcaire de 200 m de haut à 2000 m d’altitude, l’idée étant de gravir les 740 marches pour admirer ce magnifique paysage transformé par la construction d’un barrage hydroélectrique. Et nous l’avons fait!

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Puis, déjeuner avec vue superbe…

Enfin, visite de la petite ville de Guatapé, fondée en 1811 et joliment restaurée. Là, les maisons colorées sont agrémentées de bas-reliefs, ou zócalos, faisant office d’enseignes pour les commerces, représentant la famille ou servant simplement de décoration.

 

Une impression très agréable de balade dans un musée à ciel ouvert!

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Demain je reprends le chemin de l’école et vous, pour la plupart d’entre vous, celui du boulot. Alors, bon courage et bonne semaine à tous!