Made in Fenua

Une courte traversée de 3 km nous a emmenés sur la superbe et sauvage Tahaa, l’île vanille.

Ses 5000 habitants se connaissent tous et l’accueil y est vraiment chaleureux. Côté lagon comme côté montagne, tout est beau, simple, apaisant. Ici, un improbable ponton mène à une cabane sur pilotis, là un coin pique-nique au bord de l’eau où l’on imagine bien les dimanches en famille, là encore, un bateau en attente de la prochaine course ou balade.

Côté montagne des mangroves, quelques cultures, une végétation dense.

Des motus (ïlots) jalonnent le récif et notre regard s’accroche souvent à l’un d’eux lorsqu’on regarde l’horizon. C’est là qu’il faut aller pour trouver des plages paradisiaques avec cocotiers, sable blanc et eaux turquoises. Un vrai bijou, cette Tahaa!

Sans surprise, on y cultive la vanille, comme sur beaucoup d’autres îles. La visite d’une ferme nous a tout appris sur cette orchidée hermaphrodite dont la pollinisation doit être faite manuellement. Nous avons également appris à bien l’utiliser. Il semble que nous étions bien trop généreux dans nos dosages…

Nous avons également visité une ferme perlière, et connaissons maintenant tous les secrets de la fameuse perle noire de Tahiti,

… ainsi qu’une rhumerie ce qui permettra à Philippe de nous préparer des bananes flambées pour notre petit dessert de ce soir!

Et ce qui me donne l’occasion de vous parler ressources et d’économie.

En Polynésie, les principales sources de revenus viennent de l’”économie bleue”: pêche, perliculture, tourisme… Cependant, elles sont insuffisantes à assurer l’autonomie des archipels et l’aide financière de la France demeure indispensable et conséquente. Le tourisme reste confidentiel, en grande partie par choix (refus des compagnies low-cost et du tourisme de masse) dans un pays au potentiel pourtant immense. En 2019, 200 000 personnes ont visité la Polynésie alors qu’il y a eu 3,5 millions de touristes à Colmar pour la même période! C’est dire! Ajoutez-y l’impact du Covid-19 (arrêt des croisières et de certaines liaisons aériennes). Autant vous dire que nous nous sentons privilégiés de pouvoir découvrir ces îles dans des conditions si idéales.

Comme tous bons visiteurs soucieux de notre impact, nous essayons de privilégier les produits locaux dans nos achats 😇. Malheureusement, force est de constater que les produits made in Fenua, ou Polynésie française, sont plus onéreux que leurs équivalents importés de France 🤨. Cela provient de coûts de production plus élevés intrinsèque au caractère insulaire et isolé de la Polynésie.

Cela étant, tout bon polynésien est performant dès le plus jeune âge, en chasse sous-marine et ouverture de noix de coco et les fruits tropicaux poussent dans tous les coins. Avec une paire de savate, un short et un tee-shirt, on a tout ce qu’il faut pour vivre ici!

Bon, à nos âges c’est un peu plus élaboré et notre Airbnb est superbe, en bord de mer, avec un petit faré “bar” et plancha. Situé à l’ouest de l’ïle, les couchers de soleil y sont superbes. Il ne manque vraiment que vous à l’heure de l’apéro! On vous donnera l’adresse ainsi que tous nos autres bons plans dans notre mini-guide Raiatea/Tahaa, dans notre prochain post.

Manuia (cheers) à tous!

Koh-Lanta, spoiler alert!

45 minutes de vol…

… et nous voilà transportés dans une île plus authentique, plus sauvage que Moorea: Raiatea. La nature y est encore plus exubérante, les montagnes volcaniques plus acérées, les espaces vierges de toute trace humaine encore plus étendus. Les organisateurs de Koh-Lanta, le “Survivor” français, ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, puisque le tournage de la saison 2021 est en train de s’y faire, ainsi qu’à Tahaa, l’île voisine! On s’est donc mis dans le mode baroudeur au cas où ils auraient besoin de nous! 😉

L’île est assez grande (100 km de circonférence) et il y a même une “ville” portuaire, Uturoa, dans laquelle nous logeons. Elle ne compte que 3000 habitants mais c’est là que sont regroupés tous les services, magasins ainsi que quelques restaurants et surtout une délicieuse pâtisserie 😋 On peut aussi y admirer de superbes fresques réalisées lors du festival de Street Art de 2019.

Les alizés ont soufflé sans relâche depuis notre arrivée et Raiatea n’a pas de plage! Nous avons donc momentanément suspendu nos explorations sous-marines et nous sommes concentrés sur la découverte de l’île, véritable jardin botanique …

… dans un cadre sublime!

Nous suivons avec tristesse (incendies, crise sanitaire) voire stupeur (politique) les nouvelles de France et de Californie et apprécions chaque jour la chance que nous avons d’être là, au milieu de cette douceur de vivre, cette beauté. Cela ne nous empêche pas de penser bien fort à vous, de vous souhaiter un excellent week-end et de vous quitter avec ce dicton polynésien: en métropole, on a les montres; en Polynésie, on a le temps… Plein de bises!

Nos coups de ❤️ à Moorea

Peut-être que la lecture de ce blog vous aura donné envie de venir à Moorea?

En plein labeur…

On vous a mis au point un petit programme de quelques jours avec nos endroits favoris. Le voici:

Jour 1: Si vous êtes là entre juillet et octobre, aller voir et nager avec les baleines. Inoubliable!

Point de vue de Toatea, en sortant du ferry à droite

Jour 2: En voiture, scooter, vélo ou quad, faire le tour de l’île (60 km) en passant par le point de vue de Toatea, la route des ananas, le belvédère et la montagne magique (1 heure de marche pour un point de vue … magique).

Déjeuner avec vue au “Moorea tropical garden” puis s’arrêter sur une plage pour se rafraîchir, se reposer ou pour un petit snorkeling.

Déjeuner au Moorea Tropical Garden

Jour 3: Louer un kayak, paddle ou un bateau sans permis à Tip Nautic, sur la plage de l’hôtel des Tipaniers et pagayer 1/4 d’heure jusqu’au Motu (ilôt) Fareone. S’aiguiser l’appétit en faisant du snorkeling dans un très beau jardin de corail au milieu de raies et d’une multitude de poissons attirés par certains bateaux de touristes qui les nourrissent ☹️. Pagayer ensuite jusqu’au Motu Tiahura pour un déjeuner inoubliable à Coco Beach (la bien nommée 😂), les pieds dans l’eau et la tête dans les nuages. Retour sur Fareone pour un snorkeling et une sieste digestive ou l’inverse. Que du bonheur!

Jours 4, 5, 6… : Profiter des plages et de l’eau cristalline pour vous gaver de kayak, snorkeling et lecture. À Painapo, notre préférée, pour son calme et son jardin de corail ou à Temae pour sa beauté, son authenticité et son courant qui incite à de la marche sportive ou la plongée dérivante.
Pour le snorkeling, le banc de sable en face des Tipaniers avec ses raies et requins est un must! On peut nager avec les tortues près du ponton de l’ancien Club Med ou au milieu d’une faune colorée sous les bungalows du Sofitel.
Et bien sûr, randonnées et sports nautiques en tous genres sont à portée de main!


On en prend plein la vue mais les papilles ne sont pas en reste non plus! Ici, thon et Mahi-mahi sont rois, en carpaccio, tartare, sashimi ou mi-cuit et surtout dans le plat que l’on retrouve sur toutes les cartes, le délicieux “poisson cru au lait de coco”. On déjeune dans des snacks ou des roulottes (sorte de food truck sédentarisé) au bord du lagon au snack Mahana ou à Taoa Here Beach House ou dans un jardin au milieu des poules dans notre cantine “à l’heure du Sud”. La gourmandise n’est pas en reste avec des macarons (oui, oui!) à la Macaroulotte, des glaces aux parfums locaux à Lollipop ou de délicieux desserts chez Caraméline.
Pour changer un peu du poisson, Casa Vincenzo propose des pizzas fines et goûteuses et Toatoa Crêperie, au Hilton, les crêpes les plus chères du monde dans un cadre idyllique, au milieux des bungalows sur pilotis avec raies et requins qui se promènent autour de vous pendant le dîner. Une belle expérience! Enfin, on vous recommande d’aller faire un tour au restaurant Tiahura pour ses fruits de mer et poissons délicieux.


Sans oublier les fruits achetés dans des stands au bord de la route ou encore les confitures aux saveurs exotiques made in Moorea.

Côté hébergement, nous avons choisi et apprécié l’option “locations saisonnières” dans différents secteurs de l’île. Tout est disséminé et il vaut mieux avoir un moyen de transport. Cependant nous vous conseillons le secteur de la pointe Hauru au Nord-Ouest de l’île qui regroupe quelques hôtels, commerces et restaurants.

Nous quittons Moorea dimanche pour 2 semaines à Raiatea et sa petite sœur Tahaa, l’île vanille. Ça promet! Nous vous tiendrons au courant…

Bises à tous du sommet de la montagne magique!

La France, oui mais…

Après 3 semaines (eh oui, déjà…) en plein milieu du Pacifique, à 15 700 km de la métropole et à 7 500 de San Francisco, on continue d’être étonnés et d’avoir plaisir à découvrir ce coin de France à la fois si semblable et si différent de la métropole.

En fait, la Polynésie française est une collectivité d’outre-mer de la République française. Elle a son drapeau, sa monnaie, son président… Elle bénéficie d’une large autonomie par rapport à la France ainsi que de généreuses subventions de l’état que ce soit en monnaie sonnante et trébuchante, en personnel ou à travers une fiscalité très favorable. Les essais nucléaires ont laissé des séquelles et une minorité de polynésiens revendiquent toujours l’autonomie.

On y voit des images familières qui nous surprennent sous ces latitudes: l’uniforme bleu du gendarme ou celui du pompier, la cabine téléphonique de notre enfance ou encore l’enseigne du Super U où l’on va faire les courses! (Eh oui papa, comme toi 😉). Une majorité de produits sont importés de France, des fromages au cassoulet William-Saurin en passant par la purée Mousseline et le pâté Hénaff! La viande vient de Nouvelle Zélande mais les bananes, ananas ou coco sont locales. Le poisson aussi d’ailleurs! On en fait une cure pour le plus grand plaisir de Philippe 😂

On y retrouve aussi des habitudes bien françaises comme la sacro-sainte pause déjeuner, le repos dominical ou encore la baguette qui accompagne les repas! La télé diffuse les chaînes publiques de l’hexagone aux mêmes horaires qu’à Paris, ce qui n’a pas trop de sens ici car tout le monde est prêt à se coucher lorsque le film commence à 21h…

Et bien sûr, il y a la langue enrichie d’expressions tahitiennes comme “être fiu” (en avoir marre), se régaler d’escrime (la glace/ ice-cream) et bien d’autres. Sur les plages, on se retrouve entre amis et on s’installe dans l’eau avec chips et bières pour papoter pendant des heures au son de remixes technos ou d’arrangements polynésiens de chansons françaises (Stromae a la cote!) s’échappant de boomboxes (tous identiques) tonitruants.

Il est temps d’ailleurs que je vous laisse pour poursuivre nos explorations marines et terrestres. Comme vous pouvez le voir sur la photo, je me suis même fait une nouvelle copine cette semaine!

Il faut dire que nous venons de passer une semaine très sociale car nous logions dans des bungalows où l’incontournable rendez-vous quotidien apéro/coucher de soleil nous a permis de rencontrer d’autres voyageurs ainsi que des locaux et expats de Tahiti venus profiter des vacances scolaires et fuir le rythme frénétique et les embouteillages de Papeete (eh oui!). Nous avons aussi passé une très agréable journée, hier en compagnie de Ray et Cathy, des anciens de SF en poste à Papeete, que certains d’entre-vous ont rencontré.

Ce post vous parviendra alors que le week-end se termine déjà. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une excellente semaine! A la semaine prochaine pour les “best of” de Moorea!

Moorea, la carte postale!

On vient à Moorea pour son lagon au camaïeu de bleu, ses eaux chaudes et cristallines, sa faune et sa flore marines et on en prend vraiment plein les yeux!

On y vient également pour ses paysages à couper le souffle, montagnes volcaniques acérées, couvertes de végétation tropicale dans un camaïeu de vert cette fois. Là encore, la nature est généreuse, luxuriante, juste magnifique!

On y vient aussi pour la lumière qui a inspiré Gauguin et bien d’autres, pour la douceur de l’air. Une fois de plus, on est totalement satisfaits!

Et lorsqu’on a la chance, comme nous, de pouvoir la découvrir lentement et longuement, on y retrouve le goût des plaisirs simples, sans chichis. On vit en maillot, short et tongs. On se réveille aux aurores, au chant du coq (littéralement, il y en a partout) et les heures s’égrainent au fil des baignades, snorkeling, kayak, lectures ou randonnées jusqu’au rendez-vous quotidien avec le coucher du soleil à 18 heures. Une demi-heure plus tard, il fait nuit noire et il ne nous reste qu’à diner et admirer les étoiles. Pas de nuits folles à Moorea d’autant qu’avec la Covid même les bars des hôtels de luxe sont fermés!

Enfin, on a le plaisir d’échanger quelques mots par ci par là avec les polynésiens au français chantant et aux R qui roulent. L’accueil est chaleureux et souriant malgré la méfiance de certains envers les touristes potentiellement porteurs du virus… On est salué par un “Ia orana” chanté plus que parlé et, d’entrée de jeu, tout le monde se tutoie. Autant vous dire que ça détend l’atmosphère!

Vous l’aurez compris, la réalité surpasse la carte postale. Pas étonnant que tant de visiteurs y aient posé leurs valises plus longuement que prévu…

Nous profitons pleinement de toute cette beauté et douceur et nous espérons les avoir un peu partagées avec vous à travers ce post. Nous pensons bien à vous tous qui subissez à des degrés divers la crise sanitaire et plus particulièrement à nos amis san franciscains qui vivent des journées apocalyptiques dans les fumées des incendies.

Courage, plein de bises à tous et bon week-end!

P.S: Philippe s’est mis à Instagram (@philippedietz) et poste assez fréquemment. Connectez-vous si vous voulez avoir des photos en presque “live”.

Grand frisson!

Finalement, c’est à Moorea, en Polynésie française que nous avons effectué cette première non-rentrée en couple. Loin des incendies, de la Covid, des élections présidentielles… Un petit paradis que nous vous présenterons dans un prochain billet car je suis impatiente de vous raconter l’expérience inoubliable que nous venons de vivre!

La Polynésie, au mois de septembre n’est pas que le terrain de jeu réservé aux retraités en goguette. C’est aussi celui des baleines à bosse qui viennent y folâtrer et se reproduire après avoir fait le plein en Antarctique, 6 000 km plus loin. Les petits y naissent dans les eaux chaudes, les mâles y rencontrent les femelles, les ados goûtent le début de l’indépendance…

Vous l’aurez compris, nous sommes partis à la recherche de ces mastodontes des mers pour les observer et éventuellement nager avec eux si toutes les conditions de sécurité étaient réunies.

Sur le bateau, Jay, notre guide (qui a aussi filmé les images que vous allez découvrir) nous donne toutes les consignes de sécurité: entrer dans l’eau doucement, nager calmement, ne pas aller vers elles. Idem, en cas de rencontre avec un requin, on ne bouge pas, on ne s’enfuit pas. Bref, on lui montre qu’on n’a même pas peur! Tu parles… Bon la tension monte. On scrute l’horizon à la recherche d’un souffle, d’une nageoire ou d’une queue qui dépasse. Le safari commence!

Et ce n’est pas une mais deux baleines que nous apercevons: un baleineau d’environ 4 semaines, 6 mètres de long et 2 tonnes et sa mère d’une quinzaine de mètres de long et d’une cinquantaine de tonnes, qui veille sur lui. Et là, Jay nous explique que toutes les consignes de sécurité qu’il venait de nous donner sont obsolètes, les baleineaux étant joueurs et imprévisibles. 🤪

Visiblement, les cétacés sont de bonne humeur et on se jette à l’eau. Et là, c’est absolument extraordinaire! Le “petit” vient vers nous, se montre joueur, passe et repasse jusqu’à ce que sa mère décide que ce petit jeu a assez duré et nous le fait clairement savoir! Je vous laisse découvrir comment en images. Regardez bien dans le coin en bas, à droite à 1′:56″. C’est nous! Autant vous dire qu’on a eu une petite décharge d’adrénaline dont on se souviendra longtemps!!!

Que d’émotions! Quel spectacle grandiose! Une expérience vraiment inoubliable!

Puis retour dans le lagon et ses eaux cristallines pour une autre séance de snorkeling, bien plus paisible mais riche en belles rencontres. Là encore, je vais laisser parler les images!

Snorkeling dans le lagon à Moorea

P.S: les requins pointes noires sont inoffensifs tant qu’on ne les embête pas. Pas d’inquiétude!

En dehors de ces moments intenses on pense bien à vous. On espère que la rentrée s’est bien passée pour ceux qui l’ont faite malgré les conditions extraordinaires. On vous souhaite à tous un excellent week-end, Happy Labor Day pour ceux que ça concerne.

Et n’hésitez pas à laisser des commentaires!

Carnaval!

Ici, à Barranquilla, on sait faire la fête, surtout pour carnaval. Pendant 4 jours, tout s’arrête et la ville entière vit au rythme des parades et de la danse.

Pour nous, ça a commencé à l’hôtel, dès le petit déjeuner avec un spectacle accompagné de shots d’Aguardiente, l’alcool local, histoire de se mettre dans l’ambiance…

Ça a continué par 3 heures d’une queue interminable pour rejoindre nos places dans des gradins ce qui s’est avéré impossible 🙁 Qu’à cela ne tienne, nous avons finalement réussi à trouver une petite place pas trop loin de la parade et même si on n’a pas tout vu, on était vraiment dans l’ambiance 🎉

5 heures de défilés, des chars, de la musique, de la danse, des milliers de participants… Idem dans les gradins, la bière en plus. On s’est fait asperger de mousse, de maïzena, le tout dans la bonne humeur et la convivialité!

Et bien sûr, la fête n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Certains sont repartis en taxi, en bus ou encore en charrettes!

Quant aux autres, les sonos des voitures se sont substituées à celles des chars et de nombreuses rues se sont transformées en discothèque à ciel ouvert, jusqu’à tard dans la nuit. Et on en a bien profité!

Ce séjour, qui avait commencé très fort se termine sur cette très belle note. Cette fois encore, nous avons apprécié la gentillesse et l’accueil chaleureux que nous ont réservé les colombiens. Nous y avons retrouvé les notions de patience (n’est-ce pas Michelle 😉), d’empathie, de gentillesse, de solidarité que l’on oublie parfois dans nos mondes occidentaux. Et il n’est pas exclu que nous y revenions pour découvrir le Sud du pays que nous ne connaissons pas encore.

Merci, à vous qui avez participé à ce blog par vos commentaires publics et privés. Ça fait toujours plaisir d’avoir des nouvelles lorsqu’on voyage! Bises et à bientôt certainement!

¡Quien lo vive es quien lo goza!

À propos de Cartagena

Derniers jours à Cartagena, il est temps que je vous en parle!

Il fait bon flâner dans sa vieille ville coloniale, très joliment restaurée: rues pavées, remparts, balcons fleuris de bougainvilliers, façades colorées, églises, places…

On la qualifie souvent de romantique, surtout au coucher du soleil lorsque ses monuments se parent de lumières et qu’on les admire depuis l’un des nombreux roof top bars en sirotant un mojito avec en bruit de fond le clop clop des (pauvres) chevaux tirant les calèches des touristes.

Tous les soirs, l’atmosphère est à la fête, à la musique et à la danse. Que du bonheur !

Une Chiva, un bus avec animations, musique live, danse…

Cartagena c’est aussi le quartier de Getsemani, dont je vous ai déjà parlé mais où, pour le moment, la fête est interrompue par les autorités place de la Trinidad, son centre névralgique, au grand dam des fêtards mais surtout de tous ceux qui y travaillaient: vendeurs de fruits, nourritures en tout genre, boissons, artisanat etc… Leur licence étant valable uniquement sur cette place, ils se retrouvent au chômage forcé, désespérés quant à leur avenir. L’un d’entre eux nous a dit que si ça devait durer 3 mois comme le laisse entendre la rumeur, il devrait se tourner vers un commerce bien plus lucratif, pour lequel la Colombie est malheureusement bien connue…

Place de la Trinidad barricadée 🙁

Cartagena, c’est également le quartier de Bocagrande ou le Miami colombien avec ses gratte-ciels et ses plages, pas très jolies et bondées surtout les week-ends.

Cela étant, il y a d’autres options dont, à 1 heure de bateau de la ville, un archipel de 27 îles, Islas de Rosario, qui coche toutes les cases du fantasme « îles paradisiaques ». J’y ai visité la belle et relaxante Isla Bendita. Pas mal du tout!

Philippe est arrivé ce matin et je me réjouis de poursuivre avec lui ce voyage par quelques jours de plage et de fêtes puisque nous irons à Barranquilla pour le carnaval qui est le second plus grand d’Amérique du Sud après celui de Rio. I’ll keep you posted !

Très bon week-end à tous et bonnes vacances à ceux qui les entament cette semaine !

Sur le chemin de l’école

Ça n’en a peut-être pas l’air mais c’est bien un séjour linguistique de dur labeur, avec quotidiennement 4 heures de cours d’espagnol, que j’effectue. Et il m’arrive même d’avoir des devoirs! J’espère que vous compatissez 😉

Ça bosse dur!

Je loge et vais à l’école dans le vibrant quartier de Getsemani, jouxtant la partie fortifiée de Cartagène. Ici vivaient les esclaves affranchis, les artisans, les rebelles. C’est de là qu’est partie la révolution qui a permis à la ville de se libérer de la colonisation espagnole.

De nos jours, c’est devenu un quartier branché, bohème, en pleine gentrification qui attire de nombreux touristes venus admirer les magnifiques graffitis qui décorent ses ruelles pimpantes, pavoisées, aux maisons colorées.

Le soir, on se retrouve place de la Trinidad grouillante de monde, d’artistes de rue et de marchands. Ambiance garantie !

Même s’il ressemble à un musée à ciel ouvert, ce quartier est encore un vrai lieu de vie avec ses artisans, vendeurs ambulants, commerces en tout genre, quincailleries etc.

À la tombée du jour, les habitants s’approprient les ruelles s’y installant dans des rocking-chairs, autour de tables de jeux ou encore d’une sono (à fond bien sûr, on est en Colombie) pour profiter de la douceur de la nuit. Pendant combien de temps Getsemani réussira-il à préserver son identité ? Les promoteurs immobiliers guettent, les prix flambent et certains « getsemaniens », en digne successeurs de leurs ancêtres se mobilisent pour chasser ou tout au moins freiner, l’envahisseur…

Les résidents de Getsemani souhaitent leur quartier sans drogues, bruit, vols, prostitution ni consommation d’alcool dans l’espace public!

Pour terminer ce post, même si ce n’est pas tout à fait le chemin de l’école, un petit mot ou plutôt des photos de mes voisins qui logent dans le Parque Centenario, juste en face de chez moi: des oiseaux, des singes, des iguanes et une famille de paresseux au grand complet!

Maman paresseux avec son petit sur le ventre

Bon week-end à tous!

Minca, petit paradis des backpackers

À environ 45 minutes de route de Santa Marta, les 800 habitants du village de Minca, perché dans la Sierra Nevada, ont vu leur monde se transformer. Ils sont passés d’une « no-go zone » à une étape maintenant bien inscrite sur le trajet de tout routard digne de ce nom, même si, d’après cet article du « Petit Journal de Bogota » (et oui, j’ai mes sources 😄), les paramilitaires sont toujours, discrètement, présents.

Je n’ai pu y passer qu’une journée mais ai eu le temps d’apprécier l’ambiance très relax du village, ses cafés, sa boulangerie française proposant des baguettes, du pain au levain, des sandwichs… Miam!

En fait, on y va surtout pour sa nature: balades dans la montagne vers des cascades rafraîchissantes, ornithologie, séjours dans des écolodges avec vue sur la mer et/ou hamac géant. On peut aussi y visiter des exploitations de café et de cacao. Et si on ne veut pas marcher, on se fait déposer en moto-taxi, la plupart des chemins n’étant pas accessibles aux voitures.

En surplomb de la cascade. On vit dangereusement !
Effet « bain froid » après sauna garanti!

Enfin, c’est le point de départ d’une randonnée de 4 jours, mythique en Amérique du Sud, vers la « Cuidad Perdida » ou cité perdue qui a été érigée puis abandonnée par les Taironas dont je vous parlais dans mon post précédent.

Bref, c’est un endroit où il fait bon passer quelques jours pour se ressourcer ou refaire le monde autour d’un café. Il semblerait que son pendant côté mer, Palomino vaille également le détour…

Bon week-end à tous!