Tours, détours, cornes de toutes sortes à Torres del Paine

On se sent tout petit

Éblouissant, majestueux, magnifique! Je manque d’adjectifs pour vous décrire ces paysages et vais donc laisser parler les images.

Los Cuernos

Nous venons de passer 3 jours fabuleux dans le Parque Nacional Torres Del Paine, au sud du Chili. Sa beauté nous a été révélée crescendo, la météo s’étant améliorée au fur et à mesure de notre séjour, jusqu’à une parfaite journée d’été, ensoleillée et sans vent, hier. Autant vous dire que Philippe s’en est donné à cœur joie pour rendre justice aux “3 Cuernos”, aux “3 Torres” emblématiques du lieu, ou encore aux nombreux lacs, rivières et cascades qui jalonnent le parc.

Côté animaux, le parc est le domaine des pumas qui se nourrissent de guanacos, des lamas sauvages symboliques de la Patagonie. Nous sommes au bout de la Cordillère des Andes et les condors planent. Quelques oiseaux ainsi qu’un martin pêcheur impressionnant par l’énergie qu’il déploie pour pêcher son repas dans la rivière, ont accompagné nos tribulations. Quant à l’autre animal emblématique de la région, de la famille des autruches, le nandu, appelé choike en Argentine, nous l’avons croisé sur la route du retour vers Puerto Natales.

La visite du parc se fait soit en randonnée de plusieurs jours, soit, comme dans les parcs nationaux américains, en voiture, avec des arrêts et balades sur les différents points de vue. Nous avons opté pour cette option, loué une voiture et c’était le début de l’aventure. La route d’une centaine de km qui traverse le parc n’est pas goudronnée. Celle qui y mène, en grande partie non plus, ce qui est fréquent en Patagonie. Ça tourne, ça monte, ça descend, c’est étroit, il y a des ornières… Le loueur nous indique comment nous garer par rapport au vent, nous montre les roches acérées sur lesquelles on va rouler… La première et unique station essence est à Puerto Natales, à 150 km du parc. Bref, c’est sportif et on a mangé beaucoup, beaucoup de poussière!

Notre hôtel, à l’entrée sud du parc, a des airs de “petite maison dans la prairie”. Chevaux et vaches se promènent en liberté, on se sent loin de tout.

Les paysages de la route “de la fin du monde” qui nous ramène à Puerto Natales ne sont d’ailleurs pas sans nous rappeler l’ouest américain. C’est immense, désertique, minéral… De rares “estancias’, des moutons qui paissent ainsi que la petite bourgade de Cerro Castillo interrompent la monotonie de la steppe. 

Après cette plongée dans la nature, Puerto Natales, ses 20 000 habitants et ses 5 feux rouges, nous semble très active! Nous y apprécions la cuisine chilienne qui fait une place d’honneur aux poissons et fruits de mer et sommes heureux de nous débarrasser de la poussière accumulée dans la pampa! 

Dans cette ville portuaire, faite de bric et de broc, l’architecture est inventive, variée et le recyclage, des containers notamment, se voit à tous les coins de rue.

Nous sommes dans le bus pour Punta Arenas, 3 heures plus au sud. Cette étape ne sera pas l’occasion de découvrir de grands espaces mais… surprise, surprise. On vous dira tout dans notre prochain post. 

D’ici-là, bon week-end à tous et big bisous!

14 thoughts on “Tours, détours, cornes de toutes sortes à Torres del Paine

    • Merci à toi! C’est vrai que le gringo en nous ne s’est pas senti dépaysé dans cette immensité. Et le côté pionnier / aventurier/ découvreur est fascinant dans ces contrées . Plein de bises

  1. superbes photos qui nous rappellent de beaux souvenirs aussi! et cette impression de fin de route, d’être au bout… impression que nous avions ressenti à Punta Arenas pour d’autres raisons et dans le détroit de Magellan
    bonne suite et bises

    • Merci Maryvonne et merci pour la recommandation de restaurant, on s’est régalés! Nous sommes à Punta Arenas, pas vraiment séduits par la ville mais espérons bien que la découverte du détroit de Magellan et de sa faune tiendra toutes ses promesses. Demain, si la météo le permet 🤞🏻 Bises

      • c’est vrai que Punta Arenas a une atmosphère un peu glauque et des trainards arrivés au bout de leur route et qui ont échoué là…
        on avait dû y passer 2 jours à l’aller et au retour des MalouinesOn est loin des paradis tropicaux, c’est sûr! mais dans un tel voyage il faut de la variété

      • Comme tu dis, de la variété et aussi un peu de repos… Donc, journée relax, lessive, musée et crabe. Ça devrait aller 😊 Bises et bon week-end à vous

  2. Effectivement c’est vraiment très beau ! On dirait que vous êtes dans la bonne direction pour La Fin du Monde. Et que vous avez déniché les bonnes adresses culinaires ;)))
    Je vous embrasse et j’attends notre prochain rdv mystère ( les pingouins ?)

    • Eh oui, ça aurait dû être les pingouins mais malheureusement, la météo n’était pas au rdv et l’excursion a été annulée… Dernière chance de les voir, ici, à Ushuaia où nous venons d’arriver 🤞🏻Bises

      • Vous êtes vraiment au bout ! Avez-vous rencontré des autochtones? j’imagine qu’on ne s’y déplace qu’en bateau et avion ? Je vous embrasse

      • En fait, nous sommes venus par la route, en bus, avec un passage en ferry d’une vingtaine de minutes pour traverser le détroit de Magellan. Nous n’avons pas rencontré d’autochtones, les vrais ayant été décimés 🥺mais avons quand même fait quelques brèves rencontres avec les différents prestataires touristiques et d’autres voyageurs 😊

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