Les voyages forment la jeunesse, qu’ils disent. Et bien je peux vous dire moi qu’ils déforment la vieillesse…
On va essayer de vous raconter nos deux dernières journées… Sur la route… Malheureusement pas à la Kerouac…
Réveil à 4 heures. Si ce n’est à cause de l’appel du Muezzin, c’est parce que le bus part à 6 heures. Il faut dire qu’ici, c’est pire qu’à Silicon Valley. La vie bat son plein à cette heure-là, parole de routard.
Quelques heures de bus dans la foulée. La Dramamine n’a malheureusement pas encore trouvé son chemin vers les estomacs birmans…
Un pneu crevé. On fait un « petit » arrêt forcé, le temps de changer de bus et de laisser passer le déluge…
Le voyage vient de se rallonger de 2 heures…
Première étape terminée et maintenant, le plat de résistance : Attente de 2 heures pour voyager 45 minutes dans la benne d’un camion, histoire de passer du niveau de la mer à 1000 m. Tout ça, à ciel ouvert, sous une pluie digne des moussons indiennes.
Allô, t’es un routard, t’as pas d’Poncho ? Allô. Allô,
Bon, on a eu de la chance. Les pèlerins font ça à pied, eux ! Au sommet, le fameux rocher d’or, un lieu de pèlerinage sacré, auquel on accède pieds nus, comme souvent en Birmanie. Vivement la Thaïlande pour une bonne pédicure !
De jour, il faut le dire, c’était un peu humide et embrumé.
Mais de nuit, seuls, toujours pieds nus, dans le noir et sous la pluie, c’était magique !
Quelle bonne journée et heureusement qu’y a pas de cheveux, comme ça, pas besoin de shampooing. Allô !









